28/11/2009
Terres Minées
C'est l'histoire d'un meurtri qui renait chaque matin
Mais qui crève chaque nuit au moment du chagrin.
Dans le cercle sévissent ceux qui écrivent en son âme,
En un rond silencieux les voilà qui déclament.
Je n'cherche plus, c'est terminé
Je n'arpente plus ces terres minées
Éprouvé appauvri je gis
Sans trouver mon ici je fuis.
Si facile d'éloigner de la faux celle qui fait
Toutes choses là si vrai, pourtant c'est ainsi laid,
Contredire sur le champ après l'ivraie battue,
Tailler quand tout est né, cracher sur les vaincus.
Trop de temps à glaner des miettes silhouettes
Près du sol accroupi répandu dans ma quête
Je n'ai vu que reflets, des soleils faits de boue,
Horizon souterrain, bon terrier je l'avoue.
Réfugié sans éthique attendant l'embuscade
Dans un coin à l'affut je crée mes mascarades
Mieux que dans la caverne toute la suite est un mythe
Où j'erre et narre maudit ma balade explicite.
C'est l'histoire d'un meurtri qui renait chaque matin
Mais qui crève chaque nuit au moment du chagrin.
Dans le cercle sévissent ceux qui écrivent en son âme,
En un rond silencieux les voilà qui déclament.
Je n'cherche plus, c'est terminé
Je n'arpente plus ces terres minées
Éprouvé appauvri je gis
Sans trouver mon ici je fuis.
Ventre à terre vers l'arrière tel gibier de potence
Le coeur bien explosé d'où je suis je vous tance.
Evitant le cratère je m'range avec les fous
Digérant à présent mes baisers à l'Ankou.
04/10/2009
Un Firmament
Un fantassin fantoche d'une vie sans destin
Des fantaisies déchues d'une guerre faite en vain
Me voilà le fantôme de l'ombre d'un vaurien
Au sous sol sans lumière c'est vidé c'est éteint.
Je me range dans la boite à souvenirs d'hier
Archivé au chevet, mal à l'imaginaire
Et au coeur et partout je m'enterre sans mentir
Niant le chapelet des injures à gésir.
Je ne crois plus aux dieux, je ne crois plus à deux
Sans déesse c'est les haines qui habitent tous mes voeux.
Mon idéal, ce nid génial ?
Éparpillé ! Si tôt méfait ?
Ces petits bouts d'amour quand je regarde en haut
Sont les étoiles si belles où est peint cet écho
Graphie originale révélant un sourire
Mais ces mots sont si loin et je ne peux gravir.
Je suis l'infirme amant succombant sans combat
Maladroit sous la voute c'est l'estocade déjà.
Abandonné des astres heureux j'y suis fidèle
Fou d'elle jusqu'à la mort, d'envie elle me constelle.
Je ne crois plus aux dieux, je ne crois plus à deux
Sans déesse c'est les haines qui tapissent tous mes cieux.
Mon idéal, ce nid génial ?
Éparpillé ! C'est terminé !
14/07/2009
Ni... Ni... Mais seul
Ni super-héros ni corsaire
Je change de cap et d'atmosphère
Je ne vole pas je quitte la terre
Tournant le dos aux hémisphères.
Mais je retombe au... sol
Dans mon univers... seul.
Les chemins de cailloux arpentés de mes pieds
M'observent m'écailler des genoux aux idées
Et je perds ces repères jadis étoiles de mages
Gisantes éberluées sous mes larmes de rage.
S'évaporent les rapports de futurs si pressés
Qu'ils sont morts endettés d'être prématurés.
J'étais si près pourtant, et si prêt disposé
En attente du départ pour vivant m'élancer.
Les illusions paumées m'ont appris à l'usure
Que je ne voulais voir l'étendue des blessures
C'est myope misérable à moitié endormi
Que s'ouvrent mes yeux nus sur mon sort tant honnis.
Ni super-héros ni corsaire
Je change de cap et d'atmosphère
Je ne vole pas je quitte la terre
Tournant le dos aux hémisphères.
Mais je retombe au... sol
Dans mon univers... seul.
J'ai chu trop tôt si loin mais mon regard s'éteint
Comme mon coeur en son temps a sifflé son refrain
Isolé en mon il pour pleurer c'est peinard
Entouré par les riens la peine est belle à voir.
Aimer laisser moi rire s'il vous plait mon avis
Est que c'est éphémère sans fée mère sise à vie.
Sans merci mon temps fuit et mon aire à trépas
Sent sa fin à minuit et se meurt à grands pas.
Ni super-héros ni corsaire
Je change de cap et d'atmosphère
Je ne crois plus à ces mystères
Et tant pis si mon message erre...


