04/10/2009

Un Firmament

 

Un fantassin fantoche d'une vie sans destin

Des fantaisies déchues d'une guerre faite en vain

Me voilà le fantôme de l'ombre d'un vaurien

Au sous sol sans lumière c'est vidé c'est éteint.

 

Je me range dans la boite à souvenirs d'hier

Archivé au chevet, mal à l'imaginaire

Et au coeur et partout je m'enterre sans mentir

Niant le chapelet des injures à gésir.

 

 

Je ne crois plus aux dieux, je ne crois plus à deux

Sans déesse c'est les haines qui habitent tous mes voeux.

Mon idéal, ce nid génial ?

Éparpillé ! Si tôt méfait ?

 

 

 

Ces petits bouts d'amour quand je regarde en haut

Sont les étoiles si belles où est peint cet écho

Graphie originale révélant un sourire

Mais ces mots sont si loin et je ne peux gravir.

 

Je suis l'infirme amant succombant sans combat

Maladroit sous la voute c'est l'estocade déjà.

Abandonné des astres heureux j'y suis fidèle

Fou d'elle jusqu'à la mort, d'envie elle me constelle.

 

 

Je ne crois plus aux dieux, je ne crois plus à deux

Sans déesse c'est les haines qui tapissent tous mes cieux.

Mon idéal, ce nid génial ?

Éparpillé ! C'est terminé !

14/07/2009

Ni... Ni... Mais seul

 

Ni super-héros ni corsaire

Je change de cap et d'atmosphère

Je ne vole pas je quitte la terre

Tournant le dos aux hémisphères.

Mais je retombe au... sol

Dans mon univers... seul.

 

Les chemins de cailloux arpentés de mes pieds

M'observent m'écailler des genoux aux idées

Et je perds ces repères jadis étoiles de mages

Gisantes éberluées sous mes larmes de rage.

 

S'évaporent les rapports de futurs si pressés

Qu'ils sont morts endettés d'être prématurés.

J'étais si près pourtant, et si prêt disposé

En attente du départ pour vivant m'élancer.

 

Les illusions paumées m'ont appris à l'usure

Que je ne voulais voir l'étendue des blessures

C'est myope misérable à moitié endormi

Que s'ouvrent mes yeux nus sur mon sort tant honnis.

 

Ni super-héros ni corsaire

Je change de cap et d'atmosphère

Je ne vole pas je quitte la terre

Tournant le dos aux hémisphères.

Mais je retombe au... sol

Dans mon univers... seul.

 

J'ai chu trop tôt si loin mais mon regard s'éteint

Comme mon coeur en son temps a sifflé son refrain

Isolé en mon il pour pleurer c'est peinard

Entouré par les riens la peine est belle à voir.

 

Aimer laisser moi rire s'il vous plait mon avis

Est que c'est éphémère sans fée mère sise à vie.

Sans merci mon temps fuit et mon aire à trépas

Sent sa fin à minuit et se meurt à grands pas.

 

Ni super-héros ni corsaire

Je change de cap et d'atmosphère

Je ne crois plus à ces mystères

Et tant pis si mon message erre...

30/03/2009

L'écolier

 

L’écolier veut apprendre à ouvrir tout son cœur

Mais il se précipite ratant encore son heure

Et il brosse un tableau si noir qu’il en dégoûte

Celles qu’il voulait revoir pour entamer la route.

 

Et la craie glisse si fort tombant de ses doigts crus

Elle se brise en un cri béant quand il s’est tu.

Ses secrets arbitraires font long feu sans un drame

Il n’écrit que des mots le reste est dans les larmes.

 

L’écolier veut comprendre ses manques et ses erreurs

Mais il oublie le vrai ne gardant que les heurts

Et se construit de ruines, domino dominé

En fragile équilibre, le terrain est miné.

 

Le crayon s’est taillé comme les rêves enfantins

Aiguisés les épines des roses et du matin

Pelures de vies songées qui se perdent à trop rien

Ne reste que la mine à attendre son lien.

 

L’écolier vous sourit

En vain il vous décrit

Rédaction maladroite

Fermée dans son cœur-boite…

 

L’écolier cherche à peine sa perle pour commencer

A parer son beau cou de baisers bien rangés.