30/03/2009

L'écolier

 

L’écolier veut apprendre à ouvrir tout son cœur

Mais il se précipite ratant encore son heure

Et il brosse un tableau si noir qu’il en dégoûte

Celles qu’il voulait revoir pour entamer la route.

 

Et la craie glisse si fort tombant de ses doigts crus

Elle se brise en un cri béant quand il s’est tu.

Ses secrets arbitraires font long feu sans un drame

Il n’écrit que des mots le reste est dans les larmes.

 

L’écolier veut comprendre ses manques et ses erreurs

Mais il oublie le vrai ne gardant que les heurts

Et se construit de ruines, domino dominé

En fragile équilibre, le terrain est miné.

 

Le crayon s’est taillé comme les rêves enfantins

Aiguisés les épines des roses et du matin

Pelures de vies songées qui se perdent à trop rien

Ne reste que la mine à attendre son lien.

 

L’écolier vous sourit

En vain il vous décrit

Rédaction maladroite

Fermée dans son cœur-boite…

 

L’écolier cherche à peine sa perle pour commencer

A parer son beau cou de baisers bien rangés.

 


11/03/2009

[sans titre]

Je voudrais tant pleurer comme un saule en été
Au bord de la rivière où tu ris envolée.
Pourtant les larmes aux yeux explosent au sol terreux
A bord de la civière où je fuis amoureux.

Je m’efface en morceaux contre terre je ruisselle
Et la farce au niveau ne caresse aucune aile
Mes anges n’ont plus d’histoire à voler aussi haut
Et moi à les attendre ridicule je les vaux.

Lassez vous de mes plaintes
Le lâche avoue en vain
Que le manque est l’étreinte
Votre flamme, elle, s’éteint…

Le feu à découvert n’a que séché les yeux
En dedans c’est l’enfer avec un goût de mieux
Le sourire est amer comme le cœur est acide
Plus la tête à la fête, l’affectif est aride.

Et la source tarie recoulera t’elle un jour ?
Moi pigeon je roucoule comme un rat de faubourg
Je suis petit vaurien qui s’imagine beau roi
Dans ma fange j’imagine que l’on rêve de moi…

Lassez vous de mes plaintes
Le lâche avoue en vain
Que la vie est une feinte
Votre âme, elle, me ceint…

Je voudrais tant pleurer comme un saule en été
Mais les larmes sont peines et tu t’es envolée…

14/02/2009

Archives Septembre 2004 Ma Vie

Ne plus vouloir y croire voila mon seul credo
Paradoxale envie me noyer dans tes flots
Le charme s'est éteint à peine récompensé
La douleur qui revient la mort pas cadencé

Cette flamme qui brulait se voulait éternelle
La passion embaumée n'était qu'artificielle
Et donc tout ce qui reste de ma vie tas de cendres
Empêche dés le matin le brouillard de s'étendre


Ma vie s'éteint
j'l'ai jamais vue allumée.
Ma vie se tait
a-t'elle un jour crié ?
L'envie se fait
de plus en plus lointaine.
Mes larmes me font
te regretter ma reine...

Égoïste je me meurs
C'est pour moi que je pleure



L'interrupteur à droite a scellé mon destin
Un ptit coup sur la boite et l'obscurité vint
Quel aveugle je suis j'voulais vivre à taton
Résultat tout c'que j'veux c'est me jeter du pont

Innocence partagée ça au moins j'en suis sur
Je voudrais être le seul à pleurer mon injure
Quel bonheur après tout de mourir à ptit feu
Bien mieux que le suicide en tout cas à mes yeux

Disparaitre pour toujours je ne pense qu'à moi
Je n'ai pas d'émotions j'ai essayé une fois
L'amour me passe au d'sus de la tête à cent lieues
J'm'en fais pas pour la mort je me sens toujours mieux

Insensible je m'invente pour respecter la norme
Les bonnes manières s'imposent, simplement pour la forme
Les sentiments immenses je ne sais pas c'que c'est
C'est donc pour cette raison que je l'ai décidé...


Ma vie s'éteint
j'l'ai jamais vue allumée.
Ma vie se tait
a-t'elle un jour crié ?
L'envie se fait
de plus en plus lointaine.
Mes larmes me font
te regretter ma reine...

Égoïste je m'en fous
C'est pour moi que je joue



La partie bien partie me donne toujours perdant
Et le temps imparti va m'faire du rentr'dedans
Y'en a bien un qui triche l'arbitre est un vendu
le coup d'sifflet final verra ma perte... à nu

Je me vois le meilleur mais qui veut bien y croire ?
Je suis la vérité désir bien illusoire
Et puis à coup de moi, je moi moi je moissonne
Le seul le vrai l'unique imbu de ma personne

Mais tout ce que j'ai bu c'est la mer plus amère
Je déteste ce moi là, l'étouffer j'veux le faire
J'peux le faire il le faut, enfin débarrassé
Je pourrais vivre un peu en me sentant vidé

Evider un cerveau comme on fait d'une noix
Puis en faire un drapeau ou mieux un porte-voix
Et crier mon bonheur sans mauvais parasites
Mais je sens qu'ça tient pas, faisons le vite, vite, vite...

Ma vie s'éteint
j'l'ai jamais vue allumée.
Ma vie se tait
a-t'elle un jour crié ?
L'envie se fait
de plus en plus lointaine.
Mes larmes me font
te regretter ma reine...

Égoïste je rigole
C'est pour moi que j'm'isole...



C'est vrai pas très marrant et la rigole qui'est là
C'est celle du caniveau, celle qui draine vers le bas
Je me cache le soleil je me gâche les étapes
L'une après l'autre construit, mais cette rigueur m'échappe

Je ne connais de vous que vos pieds sur le sol
Quand je regarde le ciel vers vos yeux je décolle
Moi qui suis aussi bas je ne veux pas que vous
vous rabaissiez à moi, minuscule rat dégout

Je me sens tout petit, et vous inaccessibles
Le destin après tout se veut souvent risible
A regarder vos vies j'apprends toutes les étoiles
Sur le dos je repeints la plus belle des toiles

Vous êtes la haut déesses les seules qui le pouvaient
M'faire oublier l'emprise de ce moi si mauvais
Je veux tout vous donner, petit geste de pardon
Pour gommer de ce monde o combien je suis c..


Ma vie s'allume
parce que je vois tes yeux
Ma vie s'émeut
d'entendre ainsi tes voeux
L'envie se fait
de plus en plus soudaine
Mes larmes me font
te regretter ma reine...

Égoïste je n'suis plus
C'est pour toi que j'existe



Je m'invente un présent qui te sera à v'nir
Vénus de mes envies de mes premiers sourires
Disparaitre oui un jour mais le faire dans tes bras
Quelle plus belle agonie que l'amour comme ça

Je ne suis plus qu'un seul, un jour tu m'a sauvé
Même si je suis perdu, ce s'ra demain c'est vrai
Le meilleur comme le pire un jour j'en s'rai l'auteur
Et pour toi je vivrais... plus jamais l'erreur...