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11/01/2005

Comment vous dire...

Je me demande souvent la façon dont ils naissent
Quel est le paradis d’où ils affluent sans cesse
Parfois absents et morts
D’autres vivants et forts.

Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Comment parler et s’exprimer
Quand plus personn’ n’veut écouter
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les dénoncer.

Des fois perdu dans une étreinte
Là où le feu met son empreinte.
Les travailleurs sont à la chaîne.
Comment l’amour se change en peine ?


Les yeux se sont fermés et l’image est fugace
Comment la décrypter sans sortir de la nasse ?
L’appât n’est pas du gain imbécile dérisoire
Ce qu’on gagn’ c’est la vie et l’on perd dans le noir.

Soporifique instant déplorable incident
Sismographe amoureux tombé dans le néant
Quand le fil est rompu le telephon’ déchante
Ne reste le silence cet élan qui me hante.

Courir et mettre à nu sa peau pour qui succombe
Elle enserre si précieuse et de ses bras je tombe
Mon cerveau accroché ne sait pour quoi souffrir
Les mots y sont absents, muets comm’ son sourire.

Comment se dire comment se dire…
Les maux ne peuvent plus finir
Comment parler et s’exprimer
Sans sa parole à écouter
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, défigurées.

Des fois perdu dans une étreinte
Et quand le manque est une contrainte
Les travailleurs sont à la chaîne.
Comment l’amour se change en haine ?


Le mystère est entier aux pieds de la statue
Erigée en déesse de la planèt’ venue
Au pied des stèles tombe comme le fait la rancœur
J’y ai gravé à vie cet amour là en chœur.
J’ai prié mon salut, la nuit dans la chapelle
Je voyais les étoiles s’ouvrir comme merveille
L’Immaculée de dos ne me regardait plus
Etait-elle soulagée ou peut-être déçue ?

Je n’deviens pas mystique comme tout un abandon
Mais il y a ce Dieu là qui de son rir’ fait front
Son kimono est mis, habillée de bonheur
Soutien de chaque instant, mêm’ quand la nuit fait peur.

Qui croire ? le compte est fait, et les fées me racontent
Que l’amour s’envenime et que l’étau se monte.
Et l’aura adorée demeurera toujours
Il ne reste que ça la recette est au four.

Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Et c’est vous qui me racontez
Que l’Ange un jour peut arriver
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les décrypter.

Des fois perdu dans une étreinte
Couleur passion reprend sa teinte
Les travailleurs sont à la chaîne.
Et là l’amour coul’ dans les veines


Le tourbillon l’emporte, le manège est lancé
Entendez donc ma voie et dernièr’ volonté
Ai-je gagné l’escorte du condamné amour ?
Dans ce cas le bonheur jusqu’à son dernier jour.

Et penser à la mort quand on ignor’ la vie
C’est idiot comme ces mots qui se noient dans le puits
Et penser à l’amour, à l’union, au bébé ?
D’aucuns voudront me dire que c’est précipité

Mais mon cœur ne sait plus et mon cœur ne sait rien
Mon disque a sursauté j’ai perdu le chemin
Et tel un Tirésias je navigue à tâtons
Devinant le destin et oubliant le bon.

J’oublie chacun des sens pour occulter le monde
Qui les a donc volés et ainsi donc me sonde ?
Les mots me sont soustraits et on me lie les mains
Je ne sens plus sa peau je ne lis plus qu’en vain.

Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Comment parler et s’exprimer
Quand on ne peut se délier
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les dénoncer.

Des fois perdus dans une étreinte
Là où le feu met son empreinte.
Les travailleurs sont fatigués
Comment l’amour peut s’épuiser ?


La mer écume en amertume
S’effacent les mots écrits au stylo
Mes émotions seront gravées
A qui sont-elles ?
A tout jamais….

Commentaires

"Et l’aura adorée demeurera toujours"

Oui, t'en fais pas pour ça...

Sinon, c'est un ch'tit peu trop long et complexe, moi je préfère quand tu fais des trucs un peu moins compliqués, ça me touche plus...

Mais c'est une question de point de vue... ;)

Écrit par : Laura | 11/01/2005

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