30/01/2005
Mon cerveau continue à rever Part2
Mon cerveau continue à rêver. Et mon cœur aussi. Mais je crois qu’ils ne rêvent pas de la même chose, du moins pas de la même façon. Les liaisons entre eux sont corrompues, mises sur écoute, détournées. Que croire ?
Peut être que ce que je prenais pour un combat entre moi et moi n’était que la vive discussion entre mon cerveau et mon cœur. Mais ces deux sons de cloche je les perçois totalement dans ma tête, comme je pourrais entendre n’importe quel dialogue, j’en suis le spectateur.
-« Emilie est tellement jolie, tellement géniale, même si je ne l’ai vue qu’une seule soirée, je crois que je suis amoureux d’elle »
-« arrête d’être idiot veux-tu, car c’est complètement idiot de penser ça »
-« pourquoi ? pourtant elle m’a souri, on a un peu parlé etc… »
-« mais c’est pas possible t’es vraiment con ou quoi, parce que tu crois que parce qu’une fille te sourit hop elle est éprise de toi ? mais sors de ton putain de rêve, la vie c’est pas ça, et une fille comme ça n’a pas que ça à faire, c’est pas si magique l’amour, ça n’arrive jamais comme ça »
-« oui je sais, mais j’ai que ça, j’ai que cet espoir à chaque fois »
-« et puis de toute façon tu t’es vu ? regarde toi, quelle fille pourrait avoir envie de passer le reste de ses jours enfermée avec un type comme toi, pourrait envisager d’avoir une relation amoureuse avec un gros porc ? Ça ne se voit que dans les films ça, et toi t’es loin d’être un jeune premier. »
-« et pourtant je veux y croire, même si j’ai mal, même si je sais que comme d’habitude je vais m’écraser et perdre encore un bout de moi. Je sais que je ne ferais rien, c’est perdu d’avance, mais je continue à rêver. »
-« ouais ben c’est ça, rêve, et laisse le bonheur aux autres, et surtout laisse la tranquille, si tu veux SON bonheur, reste loin d’elle, et de toutes les autres. »
-« comme espoir de vie y’a mieux. »
-« on t’a jamais dit de vivre, on t’a jamais dit d’espérer, tais-toi, tue-toi, mais laisse les vrais gens vivre. »
-« je te déteste, je voudrais l’aimer. »
-« t’es vraiment borné dans la connerie ma parole, les femmes n’ont pas besoin de toi, tu te prends pour le sauveur de l’humanité ? Le mec idéal ? regarde toi dans le miroir, regarde cette graisse, regarde cette dégénérescence dermatologique, regarde ta tête de con, regarde ce corps affreux, tu finiras bien par comprendre qu’à cause de lui tu n’es rien, et que sans lui tu n’existes pas. Et Emilie comme les autres, comme Lise, comme Marie, Malo, Camille, Pauline, Sarah, Emmanuelle, Hélène, Aurélie, Annie, Chloé, Caroline, Sandrine, Erika, Peg, Raphaella, Manon, Ariane et les autres ne partagerons jamais cet amour dans sa réalité. Rentre-toi bien ça en tête. »
…
Punaise c’est la première fois que je retranscris un de ces dialogues, ça fait bizarre et ça émeut. Je ne pourrais pas vous dire qui dit quoi, si c’est le cerveau ou le cœur, je ne sais pas et puis ils n’ont pas de rôle prédéterminé.
J’m’arrête là, ça fait trop mal.
Mon cerveau continue à rever Part1
Mon cerveau continue à rêver, même si il est mort. Musique douce qui vrille l’esprit. Paradoxe permanent. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que ma vie sentimentale est finie bien avant d’avoir débutée. Les apparences ne trompent plus. Oui je suis obsédé par ça, oui je pense que pour réussir sa vie il faut réussir à aimer et à être aimé ; vivre une existence « normale » (mot ultra galvaudé j’entends bien). Et je trouve que je suis dans la vérité en pensant ça, il n’y a rien de plus beau que l’amour, il n’y a rien de plus beau qu’un couple qui s’aime, il n’y a rien de plus beau que ces moments partagés, il n’y a rien de plus beau que cette tendresse échangée, et puis il n’y a rien de plus beau qu’une femme, qu’une femme enceinte, il n’y a rien de plus beau que la vie… et tout ce qui s’ensuit.
En effet j’ai la naïveté de l’inexpérience, certains argumenteront sur la pertinence de mon discours, et pourront me railler en usant du slogan d’une célèbre marque de pommes de terre surgelées. C’est vrai, et je ne le nie point. Mon avis en la matière est mille fois moins important que celui de quelqu’un ayant par exemple déjà goûté au vrai baiser. C’est ainsi. C’est la vie.
Chaque jour je crois tomber amoureux, chaque jour je m’imagine vivre les plus belles émotions, et chaque jour je me tue. Je tue dans l’œuf toutes ces pensées, je martyrise ce pseudo amour pour bien me faire comprendre que je n’ai pas le droit, non pas que je n’y ai pas droit, mais je n’ai pas le droit d’aimer. Pour mon existence insipide aimer c’est souffrir, aimer c’est faire souffrir parfois, ce qui est encore plus insupportable, aimer c’est tomber du nuage ; alors je n’aime pas, et pourtant j’aime. Triste dilemme. Quand j’aime je ressens la plus vive des émotions, la plus salvatrice, mais dans le même temps cela exacerbe la haine que j’ai contre ce personnage tapi au fond de moi.
C’est bien joli d’avoir de jolis mots, d’être prévenant et courtois, de sourire et de bisouiller, mais qu’en est-il vraiment ? De la poudre aux yeux tout ça. La douleur me sort par les pores et avilie tout mon être, une aura se crée autour de moi, mélange d’égoïsme, de froideur timide et de mal-être permanent. Où que je sois j’ai honte d’être là, honte d’exister à ce moment présent, honte de forcer les gens à me côtoyer ; c’est terrible ; les moments de satisfaction sont bien trop rares.
Comment aimer quand on ne s’aime pas ? Le leitmotiv des psychologues sur papier glacé. Quand on ne s’aime pas on aime les autres de tout son être. L’autohaine c’est de l’altruisme. Se dire que l’on est quelqu’un de bien c’est mépriser les autres, cet orgueil me semble déplacé. Malgré tout je ne dis pas que se dénigrer à l’extrême est acceptable, comme toutes les exagérations, c’est néfaste, mais il faut savoir mettre de coté son estime de soi pour mieux voir les autres, ne pas se cacher derrière un piédestal doré.
Je suis têtu vous direz vous, je vous lasse à toujours ressasser les mêmes choses, à toujours trouver des contre arguments à tous vos généreux conseils (qui me touchent énormément, je tenais à vous en remercier). Oui je suis borné, borné à comprendre mon existence, borné à savoir pourquoi tout ça.
25/01/2005
Perdre pied...
Ma boussole s'est finalement cassée, elle en avait assez de ne pas trouver le nord. Le sol sous mes pieds se dérobe, je flotte juste vers l'amer. Trop de déceptions, trop de douleurs malgré les protections. Que dire que faire ?
Encore une fois direz vous, il nous fait son numéro: "le mal aimé .. je suis le mal aimé ... lalalalalala etc"
C'est pas faux, mais j'en ai pas d'autre, et j'ai beau essayer d'apprendre une autre chanson, c'est toujours le même refrain...
Protégé derrière un bastion de naiveté j'arrive encore à croire que le bonheur amoureux est possible, mais se mentir à soi même c'est assez terrible et je n'en sors pas indemne; même si c'est vital.
La vie n'est que ce qu'on en fait, et moi j'en fait une belle merde bien affreuse, que personne n'a envie d'approcher. Je ne peux blâmer que moi ;-)
Faut prendre tout ça avec philosophie, il faut de tout pour faire un monde, meme du rien.
Alors je vis dans un monde de rêves pour me rassurer, les yeux fermés c'est toujours plus pratique, la vérité fait mal mais on encaisse, aprés tout ya des milliards de gens plus malheureux que moi. Pauvre égoïste avec mes émotions en bouillie.
Les mots s'attardent, ne veulent plus dire grand chose, je ne vis plus, eux encore moins, leur sens disparaît avec celui de mon existence... Faut pas s'inquiéter, c'est une sorte de persistance rétinienne... bientôt le noir reviendra.
Petite mise au point
Bon d'accord je comprends que de l'extérieur on me prenne pour dépressif chronique pessimiste et sans importance parce que bon de toute façon quoi qu'on fasse il est toujours comme ça... Qu'on pense que je me dévalorise sans cesse et caetera... je l'admets
Mais c'est beaucoup plus compliqué que ça, et pour moi c'est simple, c'est seulement de la lucidité, de l'objectivité, aussi bizarre et prétentieux que ça puisse paraître.
Evidemment j'ai des tonnes de complexes, mais je le sais, et je sais aussi toutes les tares physiques et psychologiques dont je suis affublé, j'en ai plus que conscience, et c'est tout simplement comme ça.
Quand je dis 'ouinnn aucune fille ne voudra jamais de moi parce que je suis moche..." ben c'est vrai, à la limite quand pour contrebalancer cela on peut offrir un certain équilibre intellectuel ça peut marcher, mais voila je suis le roi du déséquilibre... Et de plus rien ne vient jamais infirmer ma "théorie"... Alors bon le hasard, la jeunesse tout ça... mon oeil... dois-je vous rappeler que je ne suis pas vraiment naïf ? que c'est une protection artificielle ?
Vous pouvez (évidemment) penser ce que vous voulez, et bien sur je n'attends pas des gens extras qui m'entourent qu'ils viennent me dire: "ben oui c'est vrai t'as raison" et encore moins "mais non tu te trompes, t'es mignon et puis t'es un garçon super"; dans un cas c'est la logique même, dans l'autre un gros mensonge.
Je sais meme plus de quoi je parle exactement, mon cerveau s'est encore déconnecté, c'est du joli, ça me promet un grand avenir dans l'écriture...
Il faut aussi remarquer que derrière tout ça j'ai un énorme besoin de reconnaissance (bon c'est assez logiquement dans le prolongement de tout le reste d'ailleurs), paradoxal pour un grand timide, mais tellement banal. Je suis un Homme c'est tout, et je suis un homme, ça ya pas de doute non plus, ya des choses qui me le rappellent chaque jour (j'arrête là, z'êtes déjà au courant). Mourir sans avoir servi à rien est la plus grande de mes peurs (et l'une des rares pulsions anti-suicidaire), mais ça arrivera forcément, sans ambition sans avenir on aboutit jamais à de grandes choses.
Et donc mon plus gros problème c'est l'Amour (terme générique), mais je pense que cela ne vous étonne guère.
C'est difficile de se lever le matin en se disant que l'on aimera jamais, que l'on ne sera jamais aimé, que l'on ne fera jamais l'amour, que l'on aura pas d'enfant, que l'on ne tiendra jamais la main d'une femme, que l'on ne se fera jamais embrassé, que l'on ne se mariera jamais, que l'on ne fera jamais de voyage en amoureux, que l'on ne se disputera jamais, que l'on ne se réconciliera jamais, que l'on aura jamais d'épaule pour se reposer, que l'on ne touchera jamais la peau de son aimée, que l'on ne vivra jamais.... En écrivant ça je me demande pourquoi j'ai toujours pas réussi à me suicider. Je ne comprends pas.
Et non il n'y a pas de choses plus importantes que ça, non il n'y a rien qui peut remplacer ça, il y a juste des drogues de substitution; et ce n'est pas péjoratif, et je voudrais remercier les personnes qui arrivent à me supporter, heureusement qu'elles sont là...
Perdre pied, c'est comme ça
Je ne crois plus en l'Amour
Je ne crois plus en l'Amour.
J'ai mal au cerveau, je n'ai plus de coeur. J'ai mal au coeur, syndrome du membre fantôme.
Je n'ai plus que des pulsions sensuelles, obsédé sexuel, mais avec ma vision à moi.
J'en ai marre d'écrire, je m'arrête là (ou las)...
Amertume
Le lion de St Marc tire sur la foule et ravale
L’amour était à blanc, chauffé, et moi j’ai mal
Que dire que faire ?
Victoire amère.
Les eaux de la Lagune ont englouti sans bruit
Sans désir, plus aucune, en silence je m’enfouis.
Terrain miné, fini,
Le Ghetto n’ouvre plus ses fenêtres au matin
Les chats ont déguerpit, guère mieux qu’un déclin
C’est qu’une chanson rose parée de chrysanthèmes
Le deuil est au balcon, ne plus dire « je t’aime ».
Le lion de St Marc tire et me voilà atteint
Touché au cœur je meurs, ses yeux se sont éteints.
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Paradis de Bohème, le beau aime le beau
Et la belle elle est là à aimer de bonne heure
Comme si il fallait du tôt pour le bonheur
Dans ce carré magique où je me sens de trop.
Paradis de Bohème le beau aime le beau
Et la belle hait la bête et le quasimodo
Comme si il fallait tomber en pâmoison
Devant celui qui vit dans le bocal au fond !
Paradis de Bohème, le bel aimé disant
Qu’il peut choisir sa proie comme il est bon amant
Une par une par ses bras l’amour est si facile
Et ses beaux si vides dans ses mots si subtils.
Paradis de Bohème mais le laid aime aussi
Quand ses jours sont comptés il ne rêve plus la nuit.
Dans le fond de son âme il ne reste plus rien
La Bohème est un mythe, ça il le sait très bien.
17/01/2005
Luciole
Je m’assieds un instant au bord du lac éteint
Et dans la nuit nacrée l’eau paraît de satin
Ténèbres abyssales, douceur si estropiée
Le crépuscule est mort l’aurore noie mes pensées
Aucun point de clarté pour ranimer la flamme
Si l’horizon rougit c’est que la ville réclame
Mes yeux perdus au loin mon cœur l’a donc rejoint
Et besoin ressentir, un amour avec soin
C’est à ce moment là que le conte débute
Qu’un petit grain de lune me chatouille et me scrute
Un sourire invincible, il s’agit de Luciole.
Et elle comble mon cœur pour point qu’il ne s’étiole.
Et la nuit et le jour
Sont passés sans détours…
Je m’assieds un instant le lac n’est plus éteint
Le cristal de son eau, les reflets en festin
Sa lumière est un phare et je me rassasie
La Luciole est bien là à sublimer ma vie.
Le paysage entier s’est vu retransformer
Et la nuit n’est plus sale, seule et mal fréquentée
Un petit grain de lune est venue ce matin
Et la nuit et le jour n’auront jamais de fin.
13/01/2005
[untilted] ou calme avant la tempete ?
L'image du Tsunami nous hante tous plus ou moins, ces horreurs qui sont tellement horribles que c'est un mot qu'on oublie, on oublie la réalité, on se croit dans un film américain... ces images de cadavre, comment les supporter sans cette abstraction ?... Mais je ne veux pas parler de ça
Moi ce qui m'a surtout marqué c'est ce fameux calme avant la tempête, quand la mer se retire avant de tout dévaster... Moment suspendu pendant lequel les hommes ne comprennent plus rien...
Et je vis tout ça, je vis dans un rêve filmé et projetté dans ma tête, et l'image s'arrête, le projecteur prend feu.
Ma boussole ne montre plus l'Ouest, tout est déréglé... Les oiseaux ne chantent plus, ils sont occupés à sauver leurs plumes et je me crois sourd. Les gens s'en vont, je leur crie ma douleur mais ils n'entendent pas, je me crois muet. Et la mer s'efface, et la terre s'efface, et la vie s'efface et je me crois aveugle. Je n'entends plus, je ne parle plus, je ne vois plus, je ne sais plus, et je me crois mort.
Est ce normal de pleurer dimanche sur les images de la catastrophe ?
Est ce normal de pleurer lundi sur le bonheur de la naissance ?
Est ce normal de pleurer devant sa télé ?
Je craque, les émotions à fleur de peau n'en peuvent plus, les larmes parfois sortent, parfois restent, mais elles sont toujours là... Et la vie réelle ?
Avant... je n'ai même pas pleuré quand ma grand mère est morte, je pouvais pas, j'y arrivais pas
Je ne pleure même pas alors que je sais que mes autres grand parents n'ont jamais voulu me voir... Et je suis triste, et les larmes veulent sortir quand j'apprends que le grand père d'une personne que j'aime profondément ne va pas bien... Les émotions ne connaissent pas la normalité, elles n'auront jamais de modéles à suivre ni de chemin tout traçé... c'est comme ça
Et toutes mes larmes sont-elles l'augure d'un raz de marée destructeur ?
Ça veut dire quoi quand on marche dans la rue et qu'on se demande ce que ça ferait si on je jetait sous une voiture... ? Mal sans doute... mais mal, j'ai déjà mal... et ça ne rime pas avec normal. Je ne suis pas normal...
Mais en même temps je n'ai pas besoin de me forcer pour sourire, quand je pense à Laura, à Noémie la luciole, à tous ces gens que je rencontre et qui ne me jugent pas, quand je vois un bébé dans la rue et quand lui me sourit aussi... Je vois tant de sourire que je peux en distribuer pour des décennies à quiconque en a besoin...
Alors tout ça veut dire quoi ?
Je me cherche c'est ça ? Je suis sur le long chemin de la vie semé d'embûches que tout un chacun se doit de parcourir pour atteindre le bonheur... un peu gnangnan comme phrase non ? Même si je dois admettre que ce genre de philosophie ça aide beaucoup les gens perdus...
Je pense plutôt qu'il n'y a pas de chemin, et libre aux gens de couper à travers champs pour retrouver plus vite la voie, de s'arrêter sur le bord d'un torrent pour se reposer, de courir, de sauter, de voyager à plusieurs, de baliser les bons coins pour les suivants... On a pas besoin de route pour avancer, ça c'est le rôle des pieds...
Encore une fois je dis n'importe quoi, je m'égare (mais bon vu, qu'il n'y a pas de chemin...), vive les métaphores bucoliques et inch'allah youpi...
Mon cerveau s'éparpille, mes sens se dissipent... Des signes avant coureur de la chute prochaine sans doute, mais les réflexes sont également foutus, ça risque de faire mal (du moins en théorie puisque je n'aurai plus aucune douleur non plus)...
C'est comme ça, je préssens vraiment quelque chose de spécial, un déchaînement formidable des éléments intérieurs.. et j'ai peur... très peur
J'ai envie de m'accrocher à la vie de toutes mes forces mais celle ci semble s'ammenuiser comme une peau de chagrin. Est-ce moi le responsable ?
Ma pauvre petite personne peut paraître dérisoire à bon nombre d'entre vous, j'en suis conscient, j'ai honte de ma peine minuscule quand certains vivent des drames ou sont tout simplement confrontés aux difficultés matérielles du quotidien... Je m'en excuse...
On me dit que j'ai tout pour moi que j'ai la matière pour être heureux... je voudrais tant les croire... mais ça doit encore être une de ces vieilles séries américaines, ou un documentaire sur l'Asie du sud Est...
Autre chose qui n'a rien à voir
j'ai regardé hier soir un documentaire sur la politique sociale des Ceaucescu, j'ai été horrifié... j'aurai voulu cracher sur leurs cadavres... Je vous résume en deux mots: un décret fut edicté obligeant les femmes à avoir 4 enfants et interdisant l'avortement, s'en est donc suivi la naissance de 2 millions d'enfants souvent non désirés, une économie parallèle de l'avortement amenant à la mort de dizaines de milliers de femmes, et à la mutilation de bon nombre d'autres... etc ... dégueulase (et dans le reportage on voit par exemple Ceaucescu parader aux cotés de Jacques Chirac, Margaret Tatcher, le président des USA, et j'en passe)...
vous imaginez bien que ça m'a beaucoup choqué...
merci d'avoir lu tout ça
11/01/2005
Comment vous dire...
Je me demande souvent la façon dont ils naissent
Quel est le paradis d’où ils affluent sans cesse
Parfois absents et morts
D’autres vivants et forts.
Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Comment parler et s’exprimer
Quand plus personn’ n’veut écouter
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les dénoncer.
Des fois perdu dans une étreinte
Là où le feu met son empreinte.
Les travailleurs sont à la chaîne.
Comment l’amour se change en peine ?
Les yeux se sont fermés et l’image est fugace
Comment la décrypter sans sortir de la nasse ?
L’appât n’est pas du gain imbécile dérisoire
Ce qu’on gagn’ c’est la vie et l’on perd dans le noir.
Soporifique instant déplorable incident
Sismographe amoureux tombé dans le néant
Quand le fil est rompu le telephon’ déchante
Ne reste le silence cet élan qui me hante.
Courir et mettre à nu sa peau pour qui succombe
Elle enserre si précieuse et de ses bras je tombe
Mon cerveau accroché ne sait pour quoi souffrir
Les mots y sont absents, muets comm’ son sourire.
Comment se dire comment se dire…
Les maux ne peuvent plus finir
Comment parler et s’exprimer
Sans sa parole à écouter
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, défigurées.
Des fois perdu dans une étreinte
Et quand le manque est une contrainte
Les travailleurs sont à la chaîne.
Comment l’amour se change en haine ?
Le mystère est entier aux pieds de la statue
Erigée en déesse de la planèt’ venue
Au pied des stèles tombe comme le fait la rancœur
J’y ai gravé à vie cet amour là en chœur.
J’ai prié mon salut, la nuit dans la chapelle
Je voyais les étoiles s’ouvrir comme merveille
L’Immaculée de dos ne me regardait plus
Etait-elle soulagée ou peut-être déçue ?
Je n’deviens pas mystique comme tout un abandon
Mais il y a ce Dieu là qui de son rir’ fait front
Son kimono est mis, habillée de bonheur
Soutien de chaque instant, mêm’ quand la nuit fait peur.
Qui croire ? le compte est fait, et les fées me racontent
Que l’amour s’envenime et que l’étau se monte.
Et l’aura adorée demeurera toujours
Il ne reste que ça la recette est au four.
Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Et c’est vous qui me racontez
Que l’Ange un jour peut arriver
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les décrypter.
Des fois perdu dans une étreinte
Couleur passion reprend sa teinte
Les travailleurs sont à la chaîne.
Et là l’amour coul’ dans les veines
Le tourbillon l’emporte, le manège est lancé
Entendez donc ma voie et dernièr’ volonté
Ai-je gagné l’escorte du condamné amour ?
Dans ce cas le bonheur jusqu’à son dernier jour.
Et penser à la mort quand on ignor’ la vie
C’est idiot comme ces mots qui se noient dans le puits
Et penser à l’amour, à l’union, au bébé ?
D’aucuns voudront me dire que c’est précipité
Mais mon cœur ne sait plus et mon cœur ne sait rien
Mon disque a sursauté j’ai perdu le chemin
Et tel un Tirésias je navigue à tâtons
Devinant le destin et oubliant le bon.
J’oublie chacun des sens pour occulter le monde
Qui les a donc volés et ainsi donc me sonde ?
Les mots me sont soustraits et on me lie les mains
Je ne sens plus sa peau je ne lis plus qu’en vain.
Comment vous dire comment vous dire…
Les mots ne peuvent plus s’écrire
Comment parler et s’exprimer
Quand on ne peut se délier
Il faut se dire ce que l’on sait
Les émotions, les dénoncer.
Des fois perdus dans une étreinte
Là où le feu met son empreinte.
Les travailleurs sont fatigués
Comment l’amour peut s’épuiser ?
La mer écume en amertume
S’effacent les mots écrits au stylo
Mes émotions seront gravées
A qui sont-elles ?
A tout jamais….
07/01/2005
Terminé !
Difficile décision à prendre, mais c’est peut être la meilleure pour l’instant. Je ne recherche plus l’amour. Ça fait trop souffrir. C’est ainsi, l’Amour c’est pas pour moi, et depuis quelques années je commence à m’y faire ; pas trop le choix ; et rien n’est encore venu infirmer cela sur le long terme. Voilà pourquoi j’ai décidé de fermer mon cœur pour de bon. Et je tiens à répondre à ceux qui vont encore me dire : « Tu nous fais ta crise, t’es deprimé en permanence, blablabla »… Non je ne suis pas déprimé, je suis juste lucide, je constate et j’en tire les conséquences (« en me retirant de la vie sentimentale » :p tiens ça me rappelle quelqu’un ça). Certes je suis très amer, ça change beaucoup de choses dans ma vision de la vie et dans la construction de mon avenir, mais on ne peut rien contre la marche des choses. Faut juste que je me trouve d’autres occupations, ya pas que les femmes dans la vie (oui enfin bon, ça faudra ptet encore des années pour m’en persuader). Je vais sûrement me mettre au foot, à la bière et aux films pornos, donner mes livres d’art et racheter toute la collection de France football, j’irai voir tous les blockbusters américains en VF dans des multiplex en mâchouillant du pop corn, et aller dans des fêtes d’ingénieur pour boire de la smirnoff ice… ça me changera les idées. Tout le monde fait ça, et en plus ils ont des copines ; mais ça c’est parce qu’ils sont beaux et qu’ils font du surf aussi.
Je vais donc me concentrer sur l’amitié, ça ça ne m’a jamais trahi, notamment depuis que Laura est entrée dans ma vie. Laura qui est la personne la plus fantastique de ce coté de l’univers (et y’a pas 36 cotés). Je crois en l’Amitié, plus du tout en l’Amour. Aucun espoir n’est désormais admis. Ma vision de ce sentiment ne peut pas exister, trop idéaliste, trop naïve, trop passionnée. Je ne veux pas de copine, je ne veux pas « sortir » avec quelqu’un, je voulais juste une amoureuse, la femme de ma vie ; je pensais pas que ce soit si terrible.
Ceux qui me connaissent bien peuvent comprendre ô combien cette prise de position est difficile pour moi, tirer un trait sur tout ça, femme enceinte, bébé et compagnie… Mais y’a pas de mal, la vie l’avait déjà tiré ce trait ;-) .
Et donc maintenant j’imagine ma nouvelle vie à venir : dans 20 ans, je vivrai tout guilleret enfin ma première expérience sexuelle, avec une prostituée (ben vi, j’suis timide, il me faut du temps), je vous passe les détails, 3 ptits coups 1minute chrono, champion du monde, sans Amour faut pas s’embarrasser de préliminaires. Je fêterai ma victoire avec un pack de bière en me repassant le dvd des meilleurs buts de la coupe du monde 2018… Elle est pas belle la vie ?
Et faut prendre tout ça avec le sourire parce que ça voudra dire que je ne me suis pas suicidé
Et tenir 20 ans dans ces conditions ça tient du miracle :p .
Et donc voilà où j’en suis, je veux pas qu’on me plaigne, je me construis une existence de célibataire à vie, c’est chouette vous trouvez pas ? Fallait s’en douter ça pouvait pas rater ça me pendait au nez ;-) .
Donc (j’en vois certains que ça va réjouir dans le fond) je vais mettre le frein sur les bisous, les bébés, la guimauve et tout le tralala, j’essaierai de m’y tenir un maximum, et promis, je vais apprendre le nom de tous les joueurs du championnat de France de football… Bien à vous.
02/01/2005
Jade Or
Me voilà étourdi par tes mots et ta voix
Le bonheur est ainsi ce que tu fais de moi
Mon cœur n’a qu’une idée, inventer pour te plaire
Les plus doux des baisers et des mots si sincères.
Et t’offrir mille fois l’infini que tu donnes
Cueillir la fleur de lune, de Vénus ou d’ozone
C’est un simple cadeau contre ton seul sourire
Imagin’ les présents de tout cet avenir
Et chaque jour qui naît je bénis le poète
Qui a rempli de toi tout mon cœur et ma tête.
Me voilà étourdi par tes mots et ta voix
Le bonheur est aussi ce dont je veux pour toi
Que tu vives sans douleur baignée de jade et d’or.
Quand tu en as besoin et tout l’temps je t’adore.


