Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2005

Drole de Drogue...

Drôle de titre...
Mais j'invente rien en disant que la drogue est partout, dans chaque interstice de notre vie. Elle est là pour combler les vides, recouvrir les mensonges, étouffer les maux. Parfois les mots...
Est-ce que c'est bien ?
Je pensais que ma drogue c'était l'amour, c'était la vie. C'était ce truc qui me rendait tout bizarre, qui me collait un putain de sourire aux lèvres et qui me rendait euphorique... Mais non. C'est que de la poudre aux yeux qui s'estompe vite fait. Ne reste plus rien qu'un désert de dunes et j'erre à la recherche des sables mouvants. Ma drogue ce n'est plus que du vent, ma drogue est bouffée pourrie sans âme... Elle se transforme. L'atrophie n'a pas laissé grand chose d'autre que de la douleur, même les bons souvenirs ont été balayés. Je suis devenu comme avant mais différent.

Ma drôle de drogue c'est la bouffe, c'est l'internet... Je ne me replis pas sur moi, je me replis sur les autres.
Souvent je me réjouis quand un quidam dans la rue me demande de l'aide pour trouver une rue, ma journée n'aura pas été inutile et ma vie n'ont plus puisque j'ai aidé cette personne. Peut être que grâce à ça il a trouvé la maison de son amoureuse et qu'il a pu lui faire la surprise, il serait arrivé dix minutes plus tard il l'aurait manquée, elle serait partie en soirée, aurait rencontré un charmant garçon plus beau que l'autre, et elle aurait été heureuse sans savoir qu'elle faisait de la peine à l'autre puisqu'elle ne le connaissait pas. L'homme à qui j'ai indiqué la rue est un timide, mais il a fait 500kms pour déclarer sa flamme, il s'est fait beau, il est tout souriant malgré son stress, il arrive chez son aimée, leurs deux yeux se découvrent et l'amour naît... Et moi je souris aussi, même si l'inconnu allait retrouver un ami pour jouer à la Playstation.
Ma drogue c'est de me sentir utile même à la plus infime des choses. Offrir un rien, c'est quand même offrir. Quand on a rien, l'offrir c'est donner tout ce que l'on a.
Avoir mal et sourire.
Détester le mal mais aimer les autres.
Se faire mal mais offrir du bien.
Pause.

Commentaires

Ne serais ce pas plutot se mentir utile plutot que de se sentir utile? Je suis peut etre desabusee, donc ayant autant besoin que toi d'imaginer et puis avec un lyrisme degoulinant a la flaubert ca passe toujours mieux.
PS: C'est qd le bonheur?

Écrit par : claire | 11/04/2005

Moi je pense que tu as déjà beaucoup offert.. Il faut que tu acceptes de recevoir maintenant..
Recevoir des bisous par exemple :)
ZOuuuuuuuuuuuxX mon tit greedy
Quoi qu'il se passe je suis là si tu veux te replier sur quelqu'un ;)

Écrit par : Laura | 24/04/2005

Les commentaires sont fermés.