28/04/2005

Vertiges Haineux...

Je ne hais que moi, je ne suis qu'un moi qui se détruit, qui ne parle pas mais qui s'affole, et là qui écrit des mots sans savoir les paroles....
Il est rare d'utiliser le mot haine pour soi même, d'aucuns diront même que j'exagère... Mais le seul mot qui peut être admis dans le cas présent est celui ci: haine. Plus de repères plus rien, plus d'espoirs plus rien, plus rien plus rien. Plus rien à jouer, plus rien à dire, plus rien à souhaiter; tout à vivre mais tout à regretter. Plus de vérité, de mensonges, plus d'amour, plus d'envies, plus rien... que de la haine...
Bizarrement il n'y a plus de larmes, plus que de l'amertume qui coule de mes yeux... j'aurai préféré du sang, au moins on le ressent. Mais l'amertume ronge en silence, se repaît des derniers soupçons d'espoirs...
Plus de confiance... m'en restait-il seulement ?
Je tombe... ce n'est pas une chute c'est le sol qui vient à moi et me percute. Je veux gésir au milieu des restes de mon coeur, l'ancien coeur qui voulait battre pour celle qui....
Perdu, haineux, je ne sais plus quoi penser... Ce monde n'est qu'un rêve, un rêve qui vous nargue et qui ne se réalise jamais, qui vous ouvre sa porte mais vous enferme à clé. Cette vie n'est que chimére. Mais c'est moi qui la guide, c'est moi qui la nourrit, qui la charge de m'inventer des existences. Je me déteste. Vertigineuse enclave où je m'enferme à jamais, mon oubli est la meilleure des armes. Ne prêtez pas attention aux éclats du jeune con, ne lui faites plus espérer que le bonheur est là, à portée. Le bonheur est autour de lui, mais il le détruit par plaisir, sadisme dérisoire.

Je ne veux plus... Juste perdre la vue, perdre la vie, perdre l'envie... Je n'ai jamais rien gagné. Je préfère rester à dormir le long du chemin. Attendre.
Je détruits les gens qui s'intéressent à moi, je tue dans l'oeuf toutes mes vies futures, pour bien empêcher qu'elles se réalisent, ce serait trop facile. A chaque fois tout va mieux, à chaque fois tout va mal. Mon coeur même en morceau, ne veut cesser d'y croire, mais il n'arrive à rien. Rien, rien, que du rien. L'amourien, la vie rien, vaurien... Je ne sais même pas écrire ma haine, je n'ai pourtant plus que ça pour meubler mon cerveau, j'y installe la gangréne qui me bouffe et bouffe les autres... L'échec est rude, le serait-il s'il n'induisait pas un pronostic vital ? Tout le monde subit des déconvenues, pourquoi moi, sale con de mon état, je devrais en faire tout un fromage ? Pour le bouffer pardi.. Et bouffer comme un porc tout ce qui me vient, jusqu'à mon propre moi... Me donner en spectacle comme je le fais ici ça me fait croire que je suis important... au moins pour quelqu'un....
Putain j'écris mal, et je mets plein de point de suspension, ça fait louche... ben tiens, encore. C'est pour meubler le vide avec des suspensions... Suspendre, supprimer, rendre au néant ce qui lui a toujours appartenu...
Oh la la comme il veut se donner l'image d'un poéte maudit ce Clément, c'est quand même pathétique... "Bouhouhou, c'est nul la vie, je vais me jeter sous un train/avion/bateau" ... Mais putain j'ai même pas les nuts de faire ça, ça réglerai bien des choses. Nan, moi j'attends que manger me tue, j'attends d'avoir un accident de voiture, j'attends l'arrêt cardiaque, j'attends l'explosion d'un colis piégé sur ma pomme (au moins une mort médiatique et même pas lâche), ya bien que la vieillesse que je n'attends pas.
Et j'fais mon petit martyr noyé dans la soie... Vie de merde, vie de merde, vie de merde... Et oui je me regarde le nombril. Nombril qui est fort moche par dessus le marché. Super !
L'herbe est plus verte dans le pré du voisin, mais moi j'ai même pas de pré à moi, j'ai tout vendu pour acheter ma dope. J'ai même pas compris qu'on pouvait se la faire pousser dans son pré. J'suis idiot.

"nan mais arrête Clém, t'es un type bien, t'es beau, t'es intelligent, sois un peu patient, à 21ans t'es encore jeune, y'aura bientôt une jolie jeune fille qui n'attend que toi, et tu seras heureux et blablabli et blablabla..."
Retenez moi... j'vais me gifler ça vous apprendra à raconter n'importe quoi.
Le bonheur il me regarde au loin et me rit au nez, et pour les filles je suis le gentil garçon. [bouhouhou, ho, c'est trop triste laisse moi pleurer et essaye de rentrer dans les ordres, gros con]
Aujourd'hui est un autre jour où rien va se passer... à ce rythme là, je peux vous raconter toute ma vie...
Je n'arrive pas à voir mon avenir plus loin que deux semaines, aprés c'est le noir total, et aucune lueur à l'horizon, aucune vraie lueur. Fini Femme, Enfants, Maison, Berline, Chat, MicroOnde, Vacances au ski, Lave linge, We à la plage, Table de Ping-pong... Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.

Pris de vertiges, je chute et il n'y aura plus jamais de bras pour me rattraper. C'en est fini de l'espoir...
la haine reconstruit mes neurones à sa manière... Je deviens fou, oubliez moi...

15/04/2005

Ma Boule et Moi

J'observe les reliefs de ce repas permanent, les reliefs de mon corps en sont les plus fidèles garants... C'est étrange...Mal

Mal au ventre, rempli jusqu'à la souffrance, rempli de quoi ?
Avoir mal n'est pas un plaisir, avoir mal c'est exister, j'existe dans la négation de mon existence.
Je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez, je me roule en boule et j'attends...
Avant je soufflais pour dissiper le brouillard et voir les merveilles futures, à présent c'est un mur de béton armé, la brume s'est figée et s'est solidifiée... Je n'ai même pas de marteau piqueur... Et pas question d'aller en louer un à Kiloutou... Je crois que je suis dans une impasse, les pulsions reviennent, la bête a gagné, je suis coincé, plus envie de résister... Elle entre en moi, me bouffe, la bouffe. C'est une histoire entre ma Boule et Moi. Une guerre de 100ans qui n'en finit jamais... Pourquoi elle m'en veut ? Pourquoi me détruire ?
C'est moi qui suis au centre de cette guérilla égocentrique, au centre de l'égo il y a moi. je hais cet ennemi qui prends place dans mon corps. Je voulais l'aimer ce corps. L'ennemi vient de l'intérieur, il pose ses charges explosives depuis des années, la destruction a déjà commencé... La façade subit pourtant de belles restaurations, des grandes rénovations et des couleurs vives pour les peintures... Mais elle cache mal le chaos interne, tout est branlant. La boule enfle. Les cloisons cassent, les étais se disloquent, tout tombe en ruine... Des longs efforts anihilés en quelques instants... Les larmes coulent, les canalisations fuient.
Entreprise de destruction, ça doit etre une de ces grosses boules qu'on voit dans les films...
Mais ça fait mal, dans la tête et dans la tête, le corps c'est dans la tête, et je souffre au corps. Je me tue petit à petit, dans mon indifférence la plus totale.
Je suis gros, je suis enceinte... Si seulement... Baby blues. Ma vie a déjà accouché. Regrets.
Je m'interdis d'aimer, au moins c'est clair et net... Mais je me prive de ce qui motive ma vie. Trouble paradoxal, paradoxe troublant... Est-ce que je cherche un simple exutoire ou un prétexte à la mort ?
NON ! ça je n'en veux pas, je veux plutot me mentir que de savoir que la prochaine étape de ma vie c'est ma mort. Je veux vivre. Je ne peux pas. Je m'accroche. Je tombe. J'en ai assez. Ennui.
Tout ça sert à quoi ?
Je veux un bébé, j'veux vivre comme tout le monde, j'veux une vie monotone, j'veux aller acheter des couches à Leclerc, j'veux aller me balader le dimanche en foret, j'veux mettre ma fille sur mes épaules pour lui faire voir le monde, j'veux prendre la main de ma femme en me disant que la vie est belle... La vie est belle... Jusqu'au réveil...
J'ai cette boule dans la gorge, je ne peux plus respirer. J'étouffe. J'veux pas d'aide, j'veux pas entraîner les gens que j'aime. j'veux de cet amour, mais ça les fait souffrir, ça les déçoit, ça les afflige... NAN NAN NAN... j'veux voir des sourires... et les larmes gardez les pour ceux qui souffrent vraiment, pour ceux qui connaissent la vie... Eux ça vaut le coup... Je veux être spectateur. j'en ai marre de vous infliger ma déprime. Ça sert à rien. Oh et puis je sais plus quoi écrire... Je dévie totalement en plus et j'écris n'importe quoi.
On a pas besoin d'amour pour vivre... A d'autres...
La réalité m'a quitté depuis longtemps, c'est bien la seule rupture que je connais...

12/04/2005

Des Pauses et un Baiser

... J'ai pas d'idée pour écrire, pas de théme directeur pour cette petite prose sans intérêt... J'ai même mis du temps à trouver le titre, d'aucun pourraient dire qu'il correspond à la situation actuelle. Certes. Mais c'est quoi la situation actuelle ?

Le Pape est mort, Rainier est mort, quel malheur pour le monde; 300 000 personnes meurent du sida, quel malheur pour le monde. La mort est un malheur mais la vie n'est pas un bonheur. Et aprés la pluie, vient une autre goutte de pluie, une autre goutte de pluie, une autre goutte de pluie. Je les ressens une à une sur mon visage, catharsis de supermarché. La neige c'est du coton, et si elle tombe à Lille je l'entends à peine ici, mais son écho est infini. [Ma prose ressemble décidément à une rivière, elle coule d'amont en aval, c'est la même eau, mais le paysage évolue].
La pluie me lave le cerveau, je voudrais prendre un bain de pluie et m'essorer tout le corps aprés l'ultime lessive. La mort quel malheur pour le monde!
Quel romantisme de merde... j'ai lu l'histoire de l'origine du terme "fleur bleue", ça parle encore de poéte maudit et mort; c'est une idée fixe. Mes souvenirs sont périmés, mais le monsieur est mort sans avoir jamais connu son amour, ce souvenir là est assez terrible non ?
Et là vous vous dites il va sortir le laïus qu'on attends de lui, c'est un poète maudit, un romantique surrané qui n'a pas sa place dans le monde actuelle, personne le comprends et il se sent seul dans sa misère sexuelle. Et ben oui !! C'est mon blog aprés tout hein... Point de fuite pour les braves. Ouf, je peux fuir. Les mots tels exutoires pour exaucer les souhaits de reconnaissance: excitant...

Déposer un baiser, Sur votre front trempé, Par la pluie par l'ondée, Et toujours vous aimer...
Que cette neige d'avril, Tombant tombant sur L'île, Découvre malhabile, Ma prison de ses fils
HA HA HA
je ne sais plus écrire, mes doigts sont fachés, ma foi est gachée.

Des pauses j'en fais, mon coeur enflé en fait, tellement enflé qu'il a exposé, lui a t'on marché dessus ?
Nulle fée ne peut reparer, c'est mon grand malheur. La mort quel grand malheur pour le monde.
Je vais le redire à chaque fois, mon coeur s'est arrété (ha ha, nan, je vais pas reprendre le titre du film même si c'est à la mode, et même si là je participe au buzz sans le vouloir... Quel talent !). Mon coeur s'est arrété, il fait un "break", il a besoin de se retrouver seul, de faire le point, tu sais il est sensible, il a du mal à assumer la vie à deux, le couple, l'envahissement de son territoire, c'est un homme aprés tout... Mouais, j'vais arrêter la drogue ça me réussit pas. [j'écris vraiment n'importe quoi, ça m'inquiète]. Mes pensées feraient-elles aussi la grève ? sans motif ni rien :s c'est pas très correct, syndicalement parlant c'est même complétement rétrograde. Me priver de pensée rationnelle, quel affront pour un intellectuel, mes mains sont déjà au chômage de tendresse, mes mots vont-ils aller occuper mes entrailles et arrêter toute collaboration avec mes mains ? Mais pourquoi ? [Bon, là c'est grave, je vais passer à la suite, ça vaudra mieux, ceux qui ont compris le sens des dernières phrases, contactez moi]

Des baisers... [oui voila ENFIN le passage sur la misére sensuelle et sexuelle, je vois un regain d'intérêt dans vos rangs, ça fait plaisir]... Baisers volés, rendus. Baisers vomis, perdus. Baisers d'amour et vouloir des sens. Quelle tristesse mes aïeux !! Mince quoi !! Réveille toi petit con, c'est pas si grave, t'es jeune, tu trouveras la perle rare à chérir et le collier précieux à accrocher à son cou. Arrête de nous faire chier avec tes gnagnagna j'suis tout seul, gnagnagna pas d'amour, gnagnagna j'suis nul... C'est du cinéma de pleurnichard, ou de Pierre Richard.
J'aimerai tellement que le verbe "baiser" retrouve son sens d'origine, c'est si beau.
[Maintenant je refléchis à ce que je vais dire, j'ai quand même un cerveau pervers en manque de sexe qui ne demande qu'à s'exprimer, mais l'autre lobe lui crie: nan nan naaaaan, j'ai mis des putains d'années à forger une belle image tendre et idéale, va pas tout gâcher avec tes histoires de buvette de stade de foot... Oui, ya un de ces suspens dans mon cerveau, j'vous raconte pas; C'est Hitchcock chez les neurotransmetteurs... Là je souris car je m'imagine Rod Taylor poursuivi par des synapses tueuses... bref... cet apparté commence à durer, il va falloir choisir... Je ne peux guerre résister aux sirènes de l'audience...]
J'ai donc un pénis enfoncé dans le cerveau. Ça fait super mal. Heureusement les dégâts sont circonscris au lobe masculin, le lobe féminin a pris les choses en main si je puis dire et maîtrise comme toujours la situation. Les portes coupe-feu sont closes, et malgré quelques fuites, la situation semble stable. Plus d'infos dans notre édition du matin.
Tout ça pour dire que je suis en manque de sexe, et que le pénis frappe à la porte de mon lobe féminin qui a pris toute les commandes des choses du plaisir sensuel. BEN NAN !! ON OUVRIRA PAS !! Et tant mieux... J'assume. Quel plaisir d'imaginer la sensualité, c'est ça le vrai sexe. Mon pénis ne vaut rien face à mes mains et mon appareil buccal [déjà 3 fois le mot "pénis", c'est pathologique, qu'en dites vous Dr Freud ? Cet homme effectue un rejet de sa masculinité symbolisé par cet ustensile pénien, mais il emploie le terme sans pudeur, l'ambiguité est de mise... Heureusement qu'il est mort Freud]. Mon état psy actuel me ramène à mes instincts et mes instants primaires où le désir de sexe pour le sexe était ardent, l'imagination débordait, et déborde encore. A présent la situation n'as plus rien d'ardent, elle serait plutôt ardue... Comment concilier mon désir sensuel et ma neurasthénie amoureuse ? En clair comment imaginer faire l'amour en ayant abandonné tout idée d'amour durable ? Vais-je devenir un vieux dragueur tout fier de ramener sa proie d'un soir, de la sauter 3 ptits coups sur un lit, un canapé voire un mur ? OH MY GOD NON !!! Voila le dilemme actuel... Quel terre-à-terrisme !
Je parle de choses que je ne connais pas, c'est fou quand même... Mais d'un coté je me vends: regardez il est très bien c't'homme là, il est sensible, il est romantique, il aime les enfants, il bisoute plus qu'il ne baise, il n'aime pas le foot et semble galant et imaginatif, un article en promo, ce n'est pas le haut du panier certes, mais vous pourrez même envisager des discussions culturelles: INCREDIBLE BUT TRUE !!! ACHETEZ MOI !!! [un voyant rouge très lumineux se déclenche: "amertume", "amertume"]... Si j'étais à vendre je serai gratuit.
Je sens que votre interet diminue à nouveau, pour vous tenir en haleine je vais vous reveler mon plus grand fantasme (c'est un peu un slogan pour me vendre): Je reve de couvrir le moindre centimetre carré de la peau d'une femme de baisers, la totalité, sans rien oublier... Ca fait TILT chez personne ? Bon ben j'aurai tenté... Ya pas que le sexe dans la vie.
L'amertume me gagne, je suis prét à raconter n'importe quoi, les secrets n'ont plus d'intérêt, les surprises non plus. Je suis brut. Une brute brute. PUTAIN DE BESOIN DE TENDRESSE (BORDEL)...
Mais que en donner, j'aime pas en recevoir, j'aime pas la fellation, j'aime pas qu'on me touche, j'aime pas qu'on s'occupe de moi (mais j'aimerai bien), j'ai peur de ça. Moi j'veux juste donner, rendre heureux... J'veux pas l'être, je crois pas aux mensonges...
[plus de sexe pour aujourd'hui, peut etre dans la prochaine note si vous etes sages, et pour mon pote Freud je vais citer encore une fois le mot "pénis"]
... Pénis ...

Quelle misére...
Je sens déjà que la prochaine note sera encore plus crue, tant qu'à faire... Au moins je sais que je n'ai plus rien à perdre dans cette "vie", et ce qu'il y a à gagner je le laisse aux vrais gens...
Aprés tout, un ange ça n'a pas de sexe...

09/04/2005

Drole de Drogue...

Drôle de titre...
Mais j'invente rien en disant que la drogue est partout, dans chaque interstice de notre vie. Elle est là pour combler les vides, recouvrir les mensonges, étouffer les maux. Parfois les mots...
Est-ce que c'est bien ?
Je pensais que ma drogue c'était l'amour, c'était la vie. C'était ce truc qui me rendait tout bizarre, qui me collait un putain de sourire aux lèvres et qui me rendait euphorique... Mais non. C'est que de la poudre aux yeux qui s'estompe vite fait. Ne reste plus rien qu'un désert de dunes et j'erre à la recherche des sables mouvants. Ma drogue ce n'est plus que du vent, ma drogue est bouffée pourrie sans âme... Elle se transforme. L'atrophie n'a pas laissé grand chose d'autre que de la douleur, même les bons souvenirs ont été balayés. Je suis devenu comme avant mais différent.

Ma drôle de drogue c'est la bouffe, c'est l'internet... Je ne me replis pas sur moi, je me replis sur les autres.
Souvent je me réjouis quand un quidam dans la rue me demande de l'aide pour trouver une rue, ma journée n'aura pas été inutile et ma vie n'ont plus puisque j'ai aidé cette personne. Peut être que grâce à ça il a trouvé la maison de son amoureuse et qu'il a pu lui faire la surprise, il serait arrivé dix minutes plus tard il l'aurait manquée, elle serait partie en soirée, aurait rencontré un charmant garçon plus beau que l'autre, et elle aurait été heureuse sans savoir qu'elle faisait de la peine à l'autre puisqu'elle ne le connaissait pas. L'homme à qui j'ai indiqué la rue est un timide, mais il a fait 500kms pour déclarer sa flamme, il s'est fait beau, il est tout souriant malgré son stress, il arrive chez son aimée, leurs deux yeux se découvrent et l'amour naît... Et moi je souris aussi, même si l'inconnu allait retrouver un ami pour jouer à la Playstation.
Ma drogue c'est de me sentir utile même à la plus infime des choses. Offrir un rien, c'est quand même offrir. Quand on a rien, l'offrir c'est donner tout ce que l'on a.
Avoir mal et sourire.
Détester le mal mais aimer les autres.
Se faire mal mais offrir du bien.
Pause.

06/04/2005

La vie d'un ange.

La vie d'un ange... oui un ange, j'aimerai tellement retrouver mon passé, celui où j'étais simplement un ange à vous observer de là haut. Serein, heureux sûrement... J'étais dans mon élément, je veillais sur les coeurs, consolais les âmes et prodiguais une tendresse angélique douce et quasiment invisible. J'étais un ange. Mais j'avais un défaut, je vous enviais, j'enviais vos sentiments partagés -les anges n'ont pas le droit de ressentir des émotions- j'enviais vos histoire d'amour, vos larmes d'amour, vos sourires aimants, votre tendresse réel, vos regards d'amoureux, vos disputes, vos réconciliations, vos promenades main dans la main, votre vie... Je m'y suis brulé les ailes. J'ai voulu voir de trop prés ce qui vous amenait à un tel bonheur. J'ai chu. Tombé de ma lune, écorché par une étoile j'y ai laissé des plumes, et des mots.
Mais j'étais heureux, tellement heureux de gagner cette part d'humanité.. Enfin... Je touchais du doigt cete vie dont j'ai toujours voulu, ce reve jamais exaucé. Si prés, si prés du but. Un coeur dans ma poitrine s'est mis à vibrer, c'était tellement nouveau, sensations bizarres. Cet organe de la vie était là pour m'entourer de bonheur... Du moins c'est ce que j'ai cru...
Je regrette tellement, je regrette. je veux remonter là haut, je veux extirper cet outil de malheur, ce bout de chair qui ne m'a donné que de la souffrance. Il a éclaté en 478 591 morceaux, et chacun s'est planté dans mon corps en autant de piqûres insupportables. J'ai pu les compter et je les sens encore à chaque mouvement... Mais cette souffrance n'est pas dicible. J'ai toujours voulu connaître les sensations amoureuses; mais pas celles là, pas celles là...
J'ai voulu gouté au bonheur, mes ailes s'en sont évaporées, elles m'ont laissés là, dans ce desert affectif, perdu.

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Je l'ai déjà dis 50 000 fois, l'amour c'est terminé pour moi... Je ne sais pas comment je pourrais faire confiance à nouveau. Impossible aprés ça. Est-ce qu'on m'a dérobé 6 mois de mon existence ? Une existence que j'avais commencé à entrevoir, qui avait justement commencé à exister... Elle est morte à nouveau, la jeune pouce a été piétinée, laissée là gisant sur le caillou, sans vie...
Sans vie, sans rien.
Me voila à pleurer pour tout, tout un rêve de realité qui s'envole. Lui il en a trouvé des ailes.
J'aimerai être un rêve, un beau rêve: celui qui remplit les nuits de sourires mais qui s'efface au matin, regardant ce sourire de là haut... Un rêve ça a le droit d'être heureux... Et moi ?
Oui je sais, vous allez me dire: "mais bien sur que tu as le droit d'être heureux, tu as une fille sympathique qui t'attends quelque part, mais faut te bouger, faut aller la chercher, ça va pas te tomber tout cru dans le bac Clément. t'es un garçon gentil, charmant, avec une culture et tu es intéressant, ya pas de raison que tu ne trouves pas ton bonheur, chaque langue a son nombril [ça c'est de moi], sois patient, tu es encore jeune, tu as la vie devant toi... et blablabla"
Je vous adore, et justement je sais que vous ne me direz pas cela. J'en ai marre d'entendre ça :s surtout la fin
J'suis encore jeune pour quoi ? pour pas avoir droit à vivre ça ?
J'n'ai plus de coeur, plus personne ne peut s'y mettre, et c'est mieux pour tout le monde.
Maintenant j'ai plein de tendresse qui me reste inutile, je la donne pour rien à qui veux. J'veux pas la laisser pourrir.
Comment envisager la vie à présent ?
Sûrement comme les 21années précédentes... me faire moine et m'émasculer ? why not, mais j'aime pas la religion...
dans 21ans j'en aurai 42, et ma vie aura été un beau gâchis... Faut que je remonte la pente... Mais là j'ai la flemme, j'ai trop donné mon coeur, ou plutôt on m'a trop pris, on m'a tout pris. Je remonte pas, je m'accroche à un nuage et je termine ma vie comme ça... à me faire croire que je suis un ange....

01/04/2005

Bizarre...

comme par hasard aujourd'hui c'est le premier avril... tiens tiens... et donc ma vie ne serait qu'une blague ?
La cruauté n'a t'elle pas de limite ?
Mais je vais suivre votre réflexion... à la fin des blagues faut toujours une chute... la mienne se fera sans doute d'un pont ou d'une tour... qui sait... la vie réserve tellement de surprises...

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