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14/08/2005

Gamin

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu des dieux et des reclus

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Brûler au bois de ces austères.

Gamin je me vois bien jouer aux dominos

Innocent revenu de la gamme à son dos

Les touches après les autres effleurées et pleurer

Chi va piano là bas, va saouler dans l’évier.

Facile de se tuer quand on y arriv’ pas

Quand les yeux vers le ciel on voudrait le papa

Et oui délir’ d’amour damier aux cruels pions

Le cheval et le fou dévoré par les lions.

Gamin tu joues encore, mais le jeu est votif

Faut-il le condamner pour ces simples poncifs ?

Eclairées par le jour quand la nuit fait défaut

Les ribambelles d’atours se pourrissent en lingots.

Pour ici ou ailleurs, rotten je me demande

Si tout ça est du vrai à la poudre d’amande

L’amant déboussolé que l’on plaque au hasard

Sur la porte esseulée tout au fond d’un placard.

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin sous influence

Défaits toi de ces liens.

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu du mieux sans le perdu

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Plonger au fond de ces chimères.

Gamin tu l’es toujours, qu’on le dise aux suivants

Que nul ne puisse redire que tu es un vivant

Et puis tu suis le vent, pour voir quel est son nom

Mais dans son rêve honnit tu ne vois que ses gonds.

La porte reste fermée dépecée en carcasse

Bouchez-vous les oreilles quand ça passe ou ça casse

Coupée en fins morceaux dans ton sang abreuvé

En sueur horrifié tu seras réveillé.

Gamin ne voit plus rien de ce monde qu’il entoure

De ses bras assassins et manteau de velours

La chapelle est blanche dans la rue des vautours

Sexuelle en ruelles dans la voix tout autour.

Ressentir le destin, comme on mord la poussière

Aujourd’hui c’est un arbre et la pousse est d’hier

Grandir à quoi c’est bon ? Le chagrin ne veut rien

Imaginer de mieux que la vie petit tien..

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

De ces chats et ces chiens.

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu du mieux sans la vertu

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Dormir au son de ces vipères.

Gamin rigole enfin là dans le caniveau

Au niveau des encas jetés par les badauds

Le bateau est un porc dans la rade oublié

Tu es le mousse haillon par la vie appâté.

Délit de quand  et d’où ? Serais-tu responsable ?

Et que fait donc cet homme envahi par la fable ?

Sœur yes sœur au rapport, rat porteur d’un message

Maladie my lady, tournez donc cette page.

Gamin toi puéril, puant de l’amertume

Heure par heure tu le sens que les mots se consument.

Le somnanbulancier se balance et s’assied

Dans le creux de ton dos pour écrire ses regrets.

Les vieux gréements s’envolent lovant tout ce qui bouge

D’est en Ouest naviguant, hissant le drapeau rouge

C’est un homme à l’amer ou la mer a un gosse

Plutôt tout massacrer que perdre son négoce.

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu des dieux et des reclus

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Brûler au bois de ces austères.

Les bûchers allumés font s’ébahir la nuit

De ses luisants reflets elle s’en va endormie

Courir devant les rues et les palais d’été

Réviser les cim’tières et les morts décorés.

Gamin tu ne sais plus si tu l’es à présent

Tu as deux fois ton âge, défloré sur-le-champ

C’est dégâts maintenant qu’il te faut résumer

Comme ta vie en poison autour inoculée.

Soleil de plomb éteint, le métal te fait mal

Fondu au noir, broyé, un fleuret en pétales

Façonné à la forme fasciné par le moule

Tu ne peux y rentrer, jamais roulé en boule.

Gamin tout est fini, même ces mots découpés

Des poupées d’épopée de tissus de papiers

Vastes et longs souvenirs mais si peu à la fois

Tu te vois ralentir et avoir peur de toi….

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Retomber en engeance au fond du trou d’avant

Méprisé en prison sans barreaux et sans sang

Gamin je te vois là, si recroquevillé

Que pour toi je n’ai plus la moindre des pitiés.

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