24/08/2005

[Panne de Titre]

Arracher dans le bruit
Et les larmes et les cris
Les cœurs en édifice
Que l’on veut sacrifice.

J’établis dans le sang le périmètre éteint
Scène de crime avorté où se joue mon destin
Une trace de pas empreinte d’émotion
Déjouant le mutant et ses deux derniers pions.

Je ne vois qu’au devant, le fou et puis la reine
Personnage inquiétant qui dans l’amour entraîne
Tu me prends pour cafard, beauté insecticide
Et mes yeux te demandent pourquoi tu les décides.

J’ai là dans la poitrine un mourant de bohême
Influant mes pensées insufflant post-mortem
Que faut-il croire alors ? lui avouer vaincu
Qu’il peut finir ses jours et me sentir déçu.


Arracher dans le bruit
Et les larmes et les cris
Les cœurs en édifice
Que l’on veut sacrifice.
Totem pour un je t’aime
Trop d’haine pour une vie saine.
Oublier le cerveau
Se noyer dans les mots.


Décapiter l’horreur, m’étêter à l’envie
Sans téter à ce sein que m’offrira la vie
Sans tête est là ce saint Valentin ce clochard
Sans cerveau le voilà devenu une star.

La douleur insensée venue de ce doux leurre
Que je pourrais aimer sans sombrer dans les pleurs
Me fige et me vouvoie, inconnue d’au-delà
Le mépris est une arme détruisant à chaqu’fois.

L’enquête est piétinée, le dossier refermé
Mon avenir n’mérite que des sens effacés
Et les sangs c’est passé, nettoyés au karcher
Aucun reste plus rien, que cette odeur dans l’air.


Arracher dans le bruit
Et les larmes et les cris
Tous les cœurs en premier
Que l’on veut sacrifier.

23/08/2005

Aventurier, maintenant tu pleures

Cette sensation au bout des doigts, une ptite douleur... Ça apparaît souvent, quand je pense à tout ça, à tout ce qui file entre ces doigts. A la vie.

Frissons de mauvais augure, obscure obscurité. Difficile à expliquer. Je me croyais aventurier amoureux, plein de joie et de tendresse à donner. Je ne suis qu'un quotidien morose, où chaque jour est la répétition du lendemain qui est la copie de l'avenir. Regarder les gens et se sentir coupable. Regarder les gens et se sentir jaloux. Jaloux d'une image, d'un bonheur apparent. La vie c'est pas ça, la vie c'est tout, la vie c'est les larmes et les rires. Et ne voir que la naïveté a été l'erreur de ma vie. Ironie, où voir la vie est l'erreur de la vie. Fatal Error, destruction imminente. J'peux pas me formater, mon esprit mon cerveau ma mémoire, j'peux pas m'effacer, m'écraser, m'isoler, me circonscrire, m'annihiler.

Pourquoi ? Porter tout ça. Fardeau de pacotille, pour amadouer les forces hostiles... Croire que je peux maîtriser l'existence de mon moi. Foutaises. Affabulations. Terminaisons nerveuses défectueuses. Foutu dieu prend ma vie et sauve n'importe qui d'autre. Il le mérite. Je le mérite. J'ai tout gâché en étant moi, je peux pas changer. Si seulement c'était la faute du hasard, la faute d'un mauvais geste ou parole... Mais nan, je ne suis pas l'aventurier extraordinaire, je suis moi, c'est bien pire. Avant tu riais, de ce qui est perdu. Retrouver la trace et la suivre, ne pas regarder celui qui la crée. Mes yeux sont par terre, je ne vois plus le ciel. Étoiles au firmament. Je m'affirme amant, je ne suis qu'avant, un temps révolu, j'aurai voulu... Aimer.

Trop tard.

Je ne suis plus à la recherche de la quête merveilleuse... Je fais la quête, je mendie le moindre bout de sucrerie. J'étouffe. Tout seul, suicide affectif. Perdu, Pardon. Pardon

Pardon d'être là, je ne supporte pas. Je voudrais être ailleurs. Si mal par ma faute. Vouloir créer la vie et à la place donner la douleur, je me supporte pas. Terminado

Cette sensation au bout des doigts, si petite douleur...

18/08/2005

Auto-Tamphaineuses

J’aimerai avoir la capacité de me détruire.

Oui en être capable…Pour avoir le choix de me battre contre ça.

Certains se mettent une murge à l’alcool, d’autres se droguent, moi je ne peux rien de tout ça.

Moi je reste là, à me battre contre moi-même, essayer de me faire du mal sans jamais y parvenir… Ptit joueur.

Au lieu des grandes plaies photogéniques je ne m’inflige que de minuscules et invisibles éraflures, je me ronge comme le ferait un chien avec un os récalcitrant.

Au final ma douleur ne paraît que superficielle, artificielle, au nom du ciel.

Et pourtant… Pourtant j’arrive à bien des choses avec mon petit cerveau malade et vicieux.

Haut les mains peau d’lapin va te noyer dans ton bain !

Olala j’commence sur les chapeaux de roues, depuis le temps que je n’avais pas écrit de vraie note sur mon blog, fallait bien que ça pète en feu d’artifice, n’est-il pas ?

Ce sera encore sans queue ni tête, comme moi. Si vous êtes déjà lassés, passez votre chemin à tout jamais, ma vie ne doit pas contaminer la votre.

Comment espérer en l’espoir d’un espoir tout en espérant le désespoir car l’espoir n’a jamais un goût de poire ? Je n’en sais rien, ça sert à rien cette question.

C’est comme « Pour quoi je vis ? » … Aucune utilité.

Quand on est vous c’est facile de dire que je n’ai pas à m’en faire, que tout va s’arranger… Mais je peux vous dire que quand on est moi, c’est une autre paire de manches, celles de la camisole de force. J’voudrais être fou. Etre fou c’est avoir une raison à la folie, à l’échec, à la distance des gens. Ce serait bien et ça m’évitera de me poser toutes ces questions terribles. Toutes les réponses seraient : ben c’est parce que je suis fou…

Il paraît que je suis sain, mais j’ai pas de seins féminins, alors je suis pas fou, alors je suis con.

Complètement marteau à s’enfoncer des clous dans le crane. Non, complètement idiot… Faut être idiot pour être moi… C’est pas ça non plus, l’idiotie rend heureux. Heureux je ne suis, je dois m’y faire ; tant que je ne perturbe pas le bonheur d’autrui.

Voilà pourquoi il est mieux de me tenir éloigné à plus de 100m de toute personne vivante, pour lui éviter de souffrir. Rigolez pas, c’est un problème de santé publique, la santé mentale des humains était jusque là menacée par ma présence. Tout va rentrer dans l’ordre avec ma disparition. En attendant restez sur vos gardes, n’hésitez pas à dénoncer toute tentative de tendresse ou d’amour venant de moi, c’est mortel, vous risqueriez d’y périr. L’alerte est lancée.

Ya combien de chances que je puisse mourir dans un accident ? Je vous en prie monsieur ou madame qui êtes là haut, si vous pouviez épargner la vie d’un honnête citoyen et récupérer ma vieille carcasse dégueulase, je vous en serai éternellement gré au nom de toutes les femmes du monde qui pourront enfin célébrer leur vie sans soucis. Elles n’auront plus à me craindre.

Ps : faites vite.

J’aimerai avoir la capacité de me détruire… J’vous jure je l’utiliserai pas… enfin si un ptit peu…

14/08/2005

Gamin

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu des dieux et des reclus

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Brûler au bois de ces austères.

Gamin je me vois bien jouer aux dominos

Innocent revenu de la gamme à son dos

Les touches après les autres effleurées et pleurer

Chi va piano là bas, va saouler dans l’évier.

Facile de se tuer quand on y arriv’ pas

Quand les yeux vers le ciel on voudrait le papa

Et oui délir’ d’amour damier aux cruels pions

Le cheval et le fou dévoré par les lions.

Gamin tu joues encore, mais le jeu est votif

Faut-il le condamner pour ces simples poncifs ?

Eclairées par le jour quand la nuit fait défaut

Les ribambelles d’atours se pourrissent en lingots.

Pour ici ou ailleurs, rotten je me demande

Si tout ça est du vrai à la poudre d’amande

L’amant déboussolé que l’on plaque au hasard

Sur la porte esseulée tout au fond d’un placard.

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin sous influence

Défaits toi de ces liens.

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu du mieux sans le perdu

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Plonger au fond de ces chimères.

Gamin tu l’es toujours, qu’on le dise aux suivants

Que nul ne puisse redire que tu es un vivant

Et puis tu suis le vent, pour voir quel est son nom

Mais dans son rêve honnit tu ne vois que ses gonds.

La porte reste fermée dépecée en carcasse

Bouchez-vous les oreilles quand ça passe ou ça casse

Coupée en fins morceaux dans ton sang abreuvé

En sueur horrifié tu seras réveillé.

Gamin ne voit plus rien de ce monde qu’il entoure

De ses bras assassins et manteau de velours

La chapelle est blanche dans la rue des vautours

Sexuelle en ruelles dans la voix tout autour.

Ressentir le destin, comme on mord la poussière

Aujourd’hui c’est un arbre et la pousse est d’hier

Grandir à quoi c’est bon ? Le chagrin ne veut rien

Imaginer de mieux que la vie petit tien..

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

De ces chats et ces chiens.

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu du mieux sans la vertu

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Dormir au son de ces vipères.

Gamin rigole enfin là dans le caniveau

Au niveau des encas jetés par les badauds

Le bateau est un porc dans la rade oublié

Tu es le mousse haillon par la vie appâté.

Délit de quand  et d’où ? Serais-tu responsable ?

Et que fait donc cet homme envahi par la fable ?

Sœur yes sœur au rapport, rat porteur d’un message

Maladie my lady, tournez donc cette page.

Gamin toi puéril, puant de l’amertume

Heure par heure tu le sens que les mots se consument.

Le somnanbulancier se balance et s’assied

Dans le creux de ton dos pour écrire ses regrets.

Les vieux gréements s’envolent lovant tout ce qui bouge

D’est en Ouest naviguant, hissant le drapeau rouge

C’est un homme à l’amer ou la mer a un gosse

Plutôt tout massacrer que perdre son négoce.

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Ouvre les yeux sur l’absolu

Vertu des dieux et des reclus

Ouvert le ciel. Où ? Vers l’amer

Brûler au bois de ces austères.

Les bûchers allumés font s’ébahir la nuit

De ses luisants reflets elle s’en va endormie

Courir devant les rues et les palais d’été

Réviser les cim’tières et les morts décorés.

Gamin tu ne sais plus si tu l’es à présent

Tu as deux fois ton âge, défloré sur-le-champ

C’est dégâts maintenant qu’il te faut résumer

Comme ta vie en poison autour inoculée.

Soleil de plomb éteint, le métal te fait mal

Fondu au noir, broyé, un fleuret en pétales

Façonné à la forme fasciné par le moule

Tu ne peux y rentrer, jamais roulé en boule.

Gamin tout est fini, même ces mots découpés

Des poupées d’épopée de tissus de papiers

Vastes et longs souvenirs mais si peu à la fois

Tu te vois ralentir et avoir peur de toi….

Gamin je te vois bien

Retomber en engeance,

Gamin dans l’affluence

Abandonne et reviens !

Retomber en engeance au fond du trou d’avant

Méprisé en prison sans barreaux et sans sang

Gamin je te vois là, si recroquevillé

Que pour toi je n’ai plus la moindre des pitiés.

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