18/01/2006
Rêve Pré Mon Histoire
Plus un bruit ne s’ébat dans l’antre de ces nuits
Je n’sais pas d’où ça vient mais ça se ramifie
Emporté par le souffle ailé du nouveau-né
Virtuose immobile qui palpite emmêlée.
Dans ton songe je m’allonge
En tes bras assoupi
Dans mon rêve tu te plonges
Avant tout endormie.
Et là tu es si bien, petite
Adoucie à présent
Et là tu t’endors,
Ensommeillée de vents.
Plus un geste haut les mains comme hold up du silence
D’aucun garderaient tout, munis de leur démence
Mais tu m’as capturé, haut les mains des guilis
Sous les bras soulevés, saouls de rire je languis.
Courir dans la vie nue, s’exténuer de joie
Pour ouvrir en honneur les nuées d’enfant soie
Et tes yeux de douceurs, de la flamme enrobés
De se clore en puisant les derniers sauts de fées.
Drapée dans tes nuages du joli enfant sage
Tu es l’ange de minuit affairé à l’ouvrage
Confectionnant ce soir la toile de l’œuvre d’art
Où brillera l’Etoile, du lendemain ton phare.
Dans ton songe je m’allonge
En tes bras assoupi
Dans mon rêve tu te plonges
Avant tout endormie.
Et là tu es si bien, petite
Adoucie à présent
Et enfin tu t’endors,
Finis tous les tourments.
Ton sourire m’étreint quand s’éteint la lumière
Je pense à toi, toi, toi, si minuscule hier
Ta petite main dodue serrant très fort mon cœur ;
Déjà dans ton sommeil tu vantais le bonheur.
La ville en tout se tait comme si elle se doutait
Qu’ici tu es couchée en cette nuit d’été
Tout le monde te suit, ne reste plus que moi
A veiller ton repos, est-ce un stupide émoi ?
Et toi tu m’ensorcelles, envoûté en hypnose
Je vois que s’entrebâille la porte des belles choses
Je ne suis pas mort fée, je suis vivant papa
Petite fille avec toi je m’envole vers là bas.
Dans ton songe je m’allonge
En tes bras assoupi
Dans mon rêve tu te plonges
Avant tout endormie.
Et là tu es si bien, petite
Adouci à présent
Et je m’endors bercé
Par tes quelques printemps.


