01/06/2007
Oublier d'Exister
Dormir,
Dans la tête les étoiles s’éloignent du parvis
Les portes ainsi fermées témoignent du mépris
L’irrévérence livre sans références à toi
L’ire véhémente perdue de tout ce qu’on y voit.
Dormir,
Sans jamais s’éveiller au parfum des regrets
Ce n’est qu’un doux cauchemar que l’on ait pu sauver
Me voilà dévêtu, sans l’habit de ton songe
Et c’est de tous remords que mon chemin s’allonge.
Inspiré de vœux nains, ridicules embryons
Moignon de vie sans vie abhorrant la passion,
Je m’ausculte et libérer mes désirs en hiver
L’au secours inutile se changera en misère.
Quand ma misère accorde, et on peut le souffler,
La lumière dégueulasse d’un soleil à pleurer :
Dans mes yeux que brûlures et morsures dans le cœur
Chaque bout rassasié n’oubliera pas mes peurs.
Dormir,
C’est pourrir un peu
A l’intérieur, c’est mon envers
Et le moi si sur de partir en lambeaux
Du laid qui s’abreuve pour tourner par défaut
Dormir, sans rêver
Et oublier d’exister.


