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18/02/2008

Comme avant, en pire

A l’instar de jadis, je me retrouve au fond du trou

ce trou que j’ai moi-même creusé

ok rien de bien extraordinaire à cela après tout je pense que ma vie n’a pas à atteindre un autre niveau. Non la nouveauté c’est que je n’ai pas envie de remonter et je doute (et redoute) qu’on puisse venir me chercher… Je pense ne même pas en avoir envie.

Beaucoup de choses se sont révélées à moi ces derniers temps ou plutôt certaines choses qui occultaient la réalité ont eu la bonne idée de faire cesser enfin la mascarade. Oui, la nuance est importante. La réalité était toujours là, mais je voulais y croire à l’envers, me précipiter vers une vie qui n’existerait donc jamais, vers un avenir que je voulais idéal. C’était trop tôt et à présent c’est trop tard. J’ai brûlé avec mes ailes, le soleil n’était pas fait pour moi, j’y ai cru.

Je voulais l’amour, je maudissais le sort qui ne voulait pas me donner des amours normales, des amours banales. Alors j’ai voulu et j’ai espéré ce qu’il y a de plus beau, je me suis imaginé cent fois les plus belles histoires, les passions les plus intenses. Mon cerveau était un roman, c’était mon tic. Je me voulais romantique, aussi ringard que cela puisse paraître. Mais je ne pense jamais avoir eu l’occasion d’exprimer tout cela à une fille, toute ma jeunesse n’a été que solitude, voulue ou subie. Donc à quoi bon tout ça ? Je voulais l’Amour et il ne m’a jamais effleuré, comme une torture, une tentation douloureuse. Maintenant je sais que l’Amour ne fait pas partie de ma vie. Ça a été effacé ou que sais-je encore, mais il n’y a plus rien, même plus l’espoir ou l’illusion que cela puisse m’atteindre. Car l’Amour c’est réciproque et moi je suis invisible, on ne peut aimer une illusion. C’est ce que je suis à défaut d’en avoir à moi. Une illusion. Un vide. Un rien.

 

Le pire est que dans ma vie rêvée j’étais également terre à terre, je voulais rencontrer la femme de ma vie, une femme normale, une femme toute entière avec les imperfections qui font ma perfection. Je voulais avoir des enfants en toute connaissance de cause : les problèmes de la grossesse, les responsabilités… Tout ça était mon centre d’intérêt principal, fort d’une documentation et d’un désir réel… Je voulais être prêt, être à la hauteur si un jour cela m’arrivait… Je ne regrette pas, aujourd’hui encore et à jamais je porte une admiration considérable envers les femmes, mais je me rends compte de ma stupidité, ma crédulité. Comment pouvais-je réellement penser que cela pouvait m’arriver ? Stupide naïveté !

Ce que je vais dire peut paraître cruel, mais ce n’est pas le cas. J’ai choisi d’ « aimer » la femme qui voudrait de moi… Celle là, mais ça aurait pu être une autre oui, parce que quand on est quelqu’un comme moi on ne peut pas choisir. On prend ce qui se présente, mais ce n’est pas péjoratif. C’est malheureux à dire, et surtout de s’en rendre compte. Ça fait mal.

 

Je pense dire sans me tromper que jamais aucune femme n’a été attirée par moi. Et ça fait de nombreuses années que je le vis et le constate. Mon cerveau n’a rien de sexy.

Cela je le sais depuis longtemps et rien ne m’a prouvé le contraire (non pas que je sois là à attendre, à guetter)… Aujourd’hui je n’ai même plus l’illusion de croire que cela puisse arriver un jour, et je le comprends. J’ai beaucoup de haine envers moi-même, mais je reste lucide, je sais ce que je vaux et même ce que je ne vaux pas. La vie à deux ne me manque plus, le désir d’enfant non plus… Bien que cela me fasse énormément souffrir, la réalité me brûle les yeux et les tripes. Mon palpitant bouge encore, les émotions restent, mais ça frétille dans le vide… Comme avant finalement…

Commentaires

Oula !
Ce texte-là m'a fait plus mal que tous les autres

Écrit par : Linattendue | 18/02/2008

Belles insultes pour NOUS ......

Écrit par : Linattendue | 18/02/2008

Salut Kleman, je suis tombée ici depuis le forum d'Aldebert... Et je crois que je n'avais jamais autant été touchée par un texte... Tu n'imagines pas à quel point je m'y retrouve. Je voulais te dire merci pour ce texte qui malgré sa tristesse me remonte le moral, car "une peine partagée est une demi-peine"... Personnellement je préfère quand même être heureuse, même si le bonheur est comme une drogue...

En espérant pouvoir lire des choses aussi émouvantes plus souvent. Merci.

Écrit par : Cosmic-Laulau | 29/03/2008

retournes toi Klem ce que tu cherchais est au final peut etre pas si loin... juste caché par peur aussi de trop d'espoirs qui tombent en lambeaux....

Écrit par : lélie | 29/04/2008

Les commentaires sont fermés.