26/02/2008
P'Heureux
J’ai pas envie d’être heureux
ça demande trop de travail, trop de contraintes et de complications.
J’ai pas besoin de ça.
Dépendre de quelqu’un, avoir des comptes à lui rendre.
Je préfère non exister, mais librement,
souffrir pour moi, ne rien partager, tout garder, tout économiser
même les sourires et la tendresse.
Je ne veux pas être heureux, être à deux.
Personne à qui parler, personne à impressionner ; juste se porter soi.
Et moi j’suis assez lourd comme ça.
Mes larmes n’alarment personne et c’est mieux comme ça.
La solitude est mon rempart, je m’y cache et je suis bien. Les autres ne me voient pas.
Je suis moins insupportable quand je m’isole des autres.
Je ne veux plus chercher à être heureux, non, j’suis trop lâche pour essayer, trop conscient de l’inanité de cela.
La facilité je l’ai choisie, et le reste me fout la paix.
C’est trop compliqué alors j’abdique. Faut pas venir me chercher. Jamais.
Je préfère le malheur, la souffrance, me demandez pas pourquoi… Je vous répondrai que c’est comme ça, la vie m’a donné ça et je ne cherche pas plus loin, c’est trop dur. Alors non ne me demandez pas. Oubliez moi et vivez vos bonheurs. Soyez heureux, je vous laisse tout, ça fera plus vous verrez.
18/02/2008
Comme avant, en pire
A l’instar de jadis, je me retrouve au fond du trou
ce trou que j’ai moi-même creusé
ok rien de bien extraordinaire à cela après tout je pense que ma vie n’a pas à atteindre un autre niveau. Non la nouveauté c’est que je n’ai pas envie de remonter et je doute (et redoute) qu’on puisse venir me chercher… Je pense ne même pas en avoir envie.
Beaucoup de choses se sont révélées à moi ces derniers temps ou plutôt certaines choses qui occultaient la réalité ont eu la bonne idée de faire cesser enfin la mascarade. Oui, la nuance est importante. La réalité était toujours là, mais je voulais y croire à l’envers, me précipiter vers une vie qui n’existerait donc jamais, vers un avenir que je voulais idéal. C’était trop tôt et à présent c’est trop tard. J’ai brûlé avec mes ailes, le soleil n’était pas fait pour moi, j’y ai cru.
Je voulais l’amour, je maudissais le sort qui ne voulait pas me donner des amours normales, des amours banales. Alors j’ai voulu et j’ai espéré ce qu’il y a de plus beau, je me suis imaginé cent fois les plus belles histoires, les passions les plus intenses. Mon cerveau était un roman, c’était mon tic. Je me voulais romantique, aussi ringard que cela puisse paraître. Mais je ne pense jamais avoir eu l’occasion d’exprimer tout cela à une fille, toute ma jeunesse n’a été que solitude, voulue ou subie. Donc à quoi bon tout ça ? Je voulais l’Amour et il ne m’a jamais effleuré, comme une torture, une tentation douloureuse. Maintenant je sais que l’Amour ne fait pas partie de ma vie. Ça a été effacé ou que sais-je encore, mais il n’y a plus rien, même plus l’espoir ou l’illusion que cela puisse m’atteindre. Car l’Amour c’est réciproque et moi je suis invisible, on ne peut aimer une illusion. C’est ce que je suis à défaut d’en avoir à moi. Une illusion. Un vide. Un rien.
Le pire est que dans ma vie rêvée j’étais également terre à terre, je voulais rencontrer la femme de ma vie, une femme normale, une femme toute entière avec les imperfections qui font ma perfection. Je voulais avoir des enfants en toute connaissance de cause : les problèmes de la grossesse, les responsabilités… Tout ça était mon centre d’intérêt principal, fort d’une documentation et d’un désir réel… Je voulais être prêt, être à la hauteur si un jour cela m’arrivait… Je ne regrette pas, aujourd’hui encore et à jamais je porte une admiration considérable envers les femmes, mais je me rends compte de ma stupidité, ma crédulité. Comment pouvais-je réellement penser que cela pouvait m’arriver ? Stupide naïveté !
Ce que je vais dire peut paraître cruel, mais ce n’est pas le cas. J’ai choisi d’ « aimer » la femme qui voudrait de moi… Celle là, mais ça aurait pu être une autre oui, parce que quand on est quelqu’un comme moi on ne peut pas choisir. On prend ce qui se présente, mais ce n’est pas péjoratif. C’est malheureux à dire, et surtout de s’en rendre compte. Ça fait mal.
Je pense dire sans me tromper que jamais aucune femme n’a été attirée par moi. Et ça fait de nombreuses années que je le vis et le constate. Mon cerveau n’a rien de sexy.
Cela je le sais depuis longtemps et rien ne m’a prouvé le contraire (non pas que je sois là à attendre, à guetter)… Aujourd’hui je n’ai même plus l’illusion de croire que cela puisse arriver un jour, et je le comprends. J’ai beaucoup de haine envers moi-même, mais je reste lucide, je sais ce que je vaux et même ce que je ne vaux pas. La vie à deux ne me manque plus, le désir d’enfant non plus… Bien que cela me fasse énormément souffrir, la réalité me brûle les yeux et les tripes. Mon palpitant bouge encore, les émotions restent, mais ça frétille dans le vide… Comme avant finalement…
17/02/2008
Like a Larvin
Comme une larve je me love
Sous les dents bleues d’un fauve
Avalé digéré sans mâcher alléché
Par l’excès puis laissé tel l’os qu’il va ronger.
Comme une larve je me fous
Dans un creux dans un trou
Caniveau où va l’eau qui ne fait plus défaut
Bouse au bout et poussé dans la boue des bourreaux.
Comme une larve je me tue
A coup de coup d’obus
Fil de fer et folie enfoncés dans le front
Firent maman sans affront c’est fini fanfaron.
Comme une larve je me mens
Dans les sanglots d’avant
Rappels en ribambelle emballés, reliquats
Mais la belle éteint celle qu’elle allait rendre là.
Comme une larve je me vautre
Sans le foutre et les autres
Inutile alambic si le hic allant vers
L’usant l’usé cynique se crashe juste en enfer.
Comme une larve j’en ai marre
Au final je décarre
Adieu dit-on debout si les dieux étaient doux
Mais si doute est permis, j’me casse un point c’est tout...
10/02/2008
l'Impasse
C’est sans cesse tout le jour que ce doux rêve éteint
Me surprend me sourit prend mon cœur dans sa main
Je pense au mot bonheur qui câline mes envies
Mais l’étreinte sent le sang c’est broyé c’est fini
La vie me laisse des larmes aux yeux
Je me perds au jardin des haines
Je te vois je me tue au mieux
A me dire où ce chemin me mène.
Ça avance en arrière
Dos au mur grave en pierre
L’impasse et moi j’y reste
Pour toujours je déteste.
Le mal me serre si fort que le cœur indocile
S’est taillé l’âme en pointe transperçant l’imbécile
Il n’est plus là il gît il bataille en chemin
Au rythme d’une sous-vie nécessaire incertain.
C’est que du mélodrame embrassé de vains mots
Je joue comme je respire empoumonné d’un faux
Comédien del’raté, je préfère spectre acteur
Ça veut dire invisible aux cœurs et aux ardeurs.
Je me sens au matin envahi comme au soir
Piétiné par l’aube saine que je pourris au noir
Le rêve est l’apanage des jours nés du soleil
Souvent j’ouvre les yeux la tristesse sans sommeil.
La vie me laisse des larmes aux yeux
Je me perds au jardin des haines
Je te vois je me tue au mieux
A me dire où ce chemin me mène.
Ça avance en arrière
Dos au mur grave en pierre
L’impasse et moi j’y reste
Pour toujours je déteste.
L’humeur est à l’envie d’étriper mon cerveau
A croire que je voudrais que ça gomme mes défauts
Les cris seraient douleurs car sans elles je le sais
C’est la douceur en fait qui ne m’est réservée.
L’ire est bien réelle dans sa gangue de chair
Qui l’entend sans le sourd ? Je me fais des séquelles
Les frissons qui s’inventent quand vos beautés m’enchantent
Ne durent pas, meurtris, par mes pensées méchantes.
Je suis souffrance je le veux bien
Dans ma vie rance le goût de rien
Je l’ai choisi c’est donc pour ça
Sans bouger je (c)rêve, voilà…


