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03/03/2008

L'écorné

Les corps nés de mes doigts ne s’incarneront point
Mes envies de papier ces carnets en sont pleins.
L’écorné que je suis les aura décharné
Au fur et à mesure, page à page effacés.

Ces trésors éphémères gardés si tôt enfouis
En mon crâne écrasés sous mes yeux éblouis
N’ont de valeur aucune, volés à ma mémoire
Ils réjouissent mes egos comme larrons en foire.

Chaque œil me voit dedans et les doigts de traduire
Ces écueils déchirants que mes rêves peuvent induire
Ça s’agite en récits faits de vents et d’effroi
Dans cet air que je brasse en coulant malgré moi.

Le sauvetage, la mort, ou quoi d’autre à attendre ?
Je ne sais je ne veux ni les mots ni les cendres
Mais pourquoi la douleur, la passion sans le cœur ?
J’écris pour la survie, ils m’oublient et j’ai peur.

Oublié par moi-même
J’écris mes souvenirs
Unanime anathème
Et pourtant, ce désir…

Les corps nés de mes doigts ne s’incarneront point
Déclassés, remplacés, ils mourront avec soin.

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