18/10/2008
Ce bruit de pas
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me défait
Elle m’accorde enfin la cadence
Me voilà suivre dans la danse.
A dessein elle m’embrase du feu de ses bras nus
Ma peau est un bûcher où justice est rendue
La lumière en son sein m’aveugle et m’affectionne
Et je me fonds, métal, au creuset qui s’actionne.
Elle m’isole c’est un cas au musée des horreurs
Je m’y plais en caveau, plus de muse qui affleure
Du mal je lui en dois mon ardoise fait cent pieds
Mais j’en voulais encore et toujours sans ciller.
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me défait
Elle m’accorde enfin la cadence
Et moi sans rire je la relance.
Mes soupirs de paupières sont des larmes qui l’amusent
Je comprends son talent à inventer mille ruses
Pour sourire comme hier quand aujourd’hui est sourd
A mes râles insalubres dans le désert autour.
Elle joue ses beaux refrains, ses couples et ces matins
Où la chanson me vient difforme en assassin.
Mes oreilles ont menti comme mes yeux amoureux
Ils décèdent chaque matin de me gâcher l’aveu.
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me déplait
Car je sais aujourd’hui
Que ce son c’est la vie…


