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23/03/2010

Juste un sourire...

 

Juste un sourire

Sur un visage esquissé

Juste un sourire

Comme pour mieux s'excuser...

 

De n'être qu'un second plan, un décor machiné,

À court de tous côtés sans même jardin secret.

Relégué au rideau caché si bien derrière

Sans arrêt générale sans jouer, être fier.

 

Et répéter encore mêmes mots mêmes phrases.

Des formules sans magie dont le pouvoir écrase

L'acteur d'arrière-boutique qui se pâme devant vous

Au raz des pâquerettes, charisme de fond de trou.

 

Juste un sourire

Qui voudrait exister

Juste un sourire

Message dissimulé...

 

Pourtant il veut crier, mutin se révolter

Bordel au bord des larmes, sans la haine, l'amour, et...

Rien... À quoi bon ce mal quand le silence est d'or ?

Quand tout du coeur à l'âme se fait coffrer si fort ?

 

Il n'a donc qu'à se taire, terré au fond du fin

Inoffensif alors gisant pour vous, blanc seing.

Écritoire laissé vide de vos vies de vos rires

Du goût même de vos lèvres dessinant un sourire.

 

Juste un sourire

Rien qu'à vous adressé

Juste un soupir

pour finir, sans beauté.

06/03/2010

La Fleur de l'Age (2005)

 

Au début du matin l'innocence éveillée

Me prit tôt à la gorge en voulant m'inonder

Mais de voir ce visage éreinté de l'avant

La fit s'évanouir simagrées de printemps.

 

 

Que la fleur est volage

Et quand affleure notre age

Les bleus de mal en pis

Termineront ainsi.

Un jour partout, parti la nuit

Je ne suis flou que dans l'ennui.

 

 

Je ne puis supporter le regard de ces autres

Avides et avinés, dans la honte me vautre

On te dis que l'amour c'est passablement bien

C'est pas ça je le sais, juste envie et en rien.

 

Ils sont là à guetter, à mots doux semant l'air

Et ces mots l'air de rien cachent leurs dents de fer

Manger toute ma peau sans pleurer l'effleurer

Goûter ma fleur de lâche et de tout m'écoeurer.

 

Seront-ils les repus de l'an un de ce jeu ?

Et le compte à rebuts m'épargnera un peu

Le repos éternel n'ai je pas mérité

Que l'on veuille me donner une vie à mener ?

 

Les mots sont de velours et légère est ma dame

Mais ce voeu si massif me plonge dans l'infâme

De là le temps se jette, s'abîmer dans le gouffre

En lui je vole quand de ce cri je l'en souffre.

 

 

Que la fleur est volage

Et quand affleure notre age

Les bleus de mal en pis

Termineront ainsi.

Un jour partout, parti la nuit

Je ne suis fou que dans l'envie.

 

 

Aucun jeu olympiqu' pour ce saut en pudeur

On me pique, ce venin, paralysé le coeur

Disqualification me voila de côté

Demain sera la veille toujours du jour d'après.

 

Voir tous ces mots d'amour, des goûtés, des discours

Rongent l'envie de tout que j'ai eu en secours.

A présent des mémoires, appréhender l'histoire,

Et faire des souvenirs, épargner tout ce noir.

 

La fleur m'a fait des bleus, j'ai mal à l'intérieur

Comment de la tendresse l'on vient à la fureur ?

Quand tant de restrictions ferment à clé l'palpitant.

Responsable je ne suis mais coupable sur'ment.

 

S'ennuyer de l'oubli comme un bateau perdu

Sans voile et cap, au râle de l'albatros ému

Signalant au passage l'île au loin de Böcklin

Ultime atterrissage sans la chance à sanguine.

 

 

Que la fleur est volage

Et quand affleure notre age

Les bleus de mal en pis

Termineront ainsi.

Un jour partout, parti la nuit

Je ne suis saoul que dans la vie

 

 

La fleur est d'un autre age, l'amour n'est plus bouillant

Le temps aura l'adage que l'antan des vivants

Pour ériger la stèle du sage et du tourment

Ne veut plus que des mots disparus avant l'an.

 

Que la fleur est volage, son bleu est si fané

Déjà, déjà perdue la faculté d'aimer.