31/08/2007

Vide

j'ai tellement envie de me retirer
d'arrêter de faire face à mon inanité
à quoi bon vivre sans avenir... quand le présent n'est pas capable de devenir un passé ?

j'arrête pas de me rendre compte que je sers à rien
et vivre juste pour vivre, je peux même pas
je me construis des souvenirs et j'oublie de les vivre
je m'efforce à faire semblant, à paraître... mais la comédie est bien médiocre
tout est artificiel finalement et ça a perverti mes contacts avec la vie.

y'a rien à tirer de moi
mes potentiels sont noyés dans ma vacuité
mes éventuels talents sont égorgés par ma lacheté

à quoi bon s'entêter ?

12/08/2007

Videale

Comme une envie de pleurer

Comme une envie de crever

Ces yeux si plein de larmes

Comme la vie déraille… Plus de vie idéale

 

Je regarde le monde avec un œil absent

L’autre étant déjà mort de me savoir vivant

Et tout cela m’enseigne à blanc dans ces merveilles

Que c’est vide de son sens que la partie s’éveille

 

Observateur passif je t’attends en silence

Comme excellent pastiche d’un con de manigance

Mais qui vivra verra et si je vois je meurs

Si tu bouges un seul cil je m’enfouis en terreur.

 

J’ai peur de mon reflet aussi près dans tes yeux

Qu’un sentiment débile qu’on dirait amoureux

Te pousserait d’essayer de l’entr’apercevoir.

Repoussant est le reste à casser ton miroir.

 

Et c’est tant de malheur que je viendrais t’offrir

Au fond laisse en orbite cet astéro-hideux

Et c’est tant de bonheur que tu pourras sourire

Je me contenterai de t’observer des cieux.

 

Comme une envie de pleurer

Comme une envie de crever

Ces yeux si plein de larmes

Comme la vie déraille… Plus de vie idéale

 

Immobile si lointain je reste comme en exergue

D’un roman si futile mais dont tu fais l’hauteur

Je rabaisse et m’exècre avec si belle morgue

Que tes mots délicats ne guérissent ma torpeur.

 

Je voudrais qu’on m’oublie en fixant du regard

Ce qui fait ma folie porté en étendard

Voyez ce que je suis, invisible face à vous

Qui usez vos pupilles à vouloir m’être doux

 

Vous et toi, les filantes en ma vie idéale

Je ne suis que statue de paille et de misère

Comprenez la douleur de cet unique râle

Mon cœur est un hiver, brisé tel un mystère

 

Et c’est tant de malheur que je viendrais t’offrir

Abandonne ce destin qui plonge au fond des mers

Et c’est tant de bonheur que tu pourras sourire

Je te protégerais du haut de mes enfers.

 

Comme une envie de pleurer

Comme une envie de crever

Ces yeux si plein de larmes

Comme la vie déraille… Plus de vie idéale

04/08/2007

Bout Rot

Bourreau fait ton offense

Épargne encore cette souffrance

Vois-tu le fils de joie s’ouvrir en apparence

Bourreau ferme les yeux

 

Que cesse encore ces artifices

Mais fait donc de ton mieux pour éteindre ses vices.

Quand tombe la sentence en ces mots passagers

Mes yeux se closent enfin sur ce qu’on m’a volé

 

Formule sans magie elle lacère mon esprit

Et là se sert dedans mon cœur si doux surpris.

Mon cœur de pierre précieux précipité aux cieux

Si tôt, pourquoi si tôt ? Mais jamais en ce lieu

 

Me voilà condamné, le verbe est un peu fort

Car d’année en année tu vois l’con s’améliore.

Bourreau fait ton offense à mes tripes en ciseaux

Déguste si fine lame les travers, bas morceaux

 

Sans contrôle qualité le frais qui fait défaut

De ta bouche rit, affecte l’infect sans dire un rot.

Bourreau ouvre ta panse

N’épargne plus cette souffrance

 

Détruis mon corps jusqu’au dernier

Plus une viande, pas de quartier

Bourreau je t’en supplie oublie les survivants

Laisse leurs plaintes courir, mourir aux quatre vents.

 

Plus rien

Que le cri d’une âme

Plus rien

Plus de chair infâme

 

A qui donc s’adresser pour découper l’esprit

Qu’il n’en reste qu’une idée, un soupçon de charpie ?

Anéantir la trace de mon passage ici

Voilà le but éteint de la fin de ma vie.

 

Je veux taire mon âme qui me crie des mots fous

Elle survit à la mort de ma peau et ses bouts

Il n’y a plus rien à dire quand même les mots déconnent

C’est bon j’ai réussi, je ne suis plus personne…