08/07/2007
100eme billet - Regarde à l'interieur
Quand l’oxygène vient à manquer
L’inaptitude vient m’aveugler
Plus rien ne serre, mourir à point
J’étouffe en pourriture, si loin…
Ce cancer de la vie se soigne mais je ne veux
Plus qu’on serre mon corps froid de désirs amoureux.
Je m’irrigue les yeux de la beauté du monde
Mais assèche mes pensées de ce futur qu’on fonde.
Erreur en la personne c’est pas moi qu’on choisit
Car quand l’heure du père sonne j’éteints toutes mes envies
Ce carcan mon corps sait la douleur qui l’étreint
Fermeture d’un futur mais pourtant si besoin.
Ouvre moi les yeux
Ouvre moi le cœur
Regarde à l’intérieur
Mon cœur est en acier, trempé dans du formol
Il se verra rouillé souillé par ses idoles.
Regarde à l’intérieur
Mes yeux sont des épaves sans trésors ni voyages
Inutile de plonger rechercher ces mirages.
Quand l’oxygène vient à manquer
La mort se fait tôt désirer
Plus rien ne vaut qu’on en prenne soin
J’étouffe en solitude, si loin…
Mon refuge si abrupt dans cette obscurité
Me refuse même la lune qui se voile hébétée
Abruti je me cache au regard des passants
Ne vous arrêtez pas, laissez faire semblant.
Mais mon sang est si rouge qu’il ne veut pas couler
Dans les veines et le cœur d’un petit naufragé.
Perpétuer l’espèce il paraît c’est si beau
Je sais à peine barrer mon unique rafiot.
Ouvre moi les yeux
Ouvre moi le cœur
Regarde à l’intérieur
Mon cœur est un caillou qui ne résiste à rien
Nullement un bijou, il mourra de ses liens.
Regarde à l’intérieur
Mes yeux ne sont plus l’âme d’un avenir promis
Ils crèveront dans l’infâme et oublieront la vie.
Quand l’oxygène vient à manquer…
On espère rien qu’un souffle, mais le vent s’est tari
Je le sais oui déjà, j’ai bouché tous les puits
Peut être que ça au moins je l’aurai réussi
Être loin au dedans, si tôt voilà la nuit.
01/06/2007
Oublier d'Exister
Dormir,
Dans la tête les étoiles s’éloignent du parvis
Les portes ainsi fermées témoignent du mépris
L’irrévérence livre sans références à toi
L’ire véhémente perdue de tout ce qu’on y voit.
Dormir,
Sans jamais s’éveiller au parfum des regrets
Ce n’est qu’un doux cauchemar que l’on ait pu sauver
Me voilà dévêtu, sans l’habit de ton songe
Et c’est de tous remords que mon chemin s’allonge.
Inspiré de vœux nains, ridicules embryons
Moignon de vie sans vie abhorrant la passion,
Je m’ausculte et libérer mes désirs en hiver
L’au secours inutile se changera en misère.
Quand ma misère accorde, et on peut le souffler,
La lumière dégueulasse d’un soleil à pleurer :
Dans mes yeux que brûlures et morsures dans le cœur
Chaque bout rassasié n’oubliera pas mes peurs.
Dormir,
C’est pourrir un peu
A l’intérieur, c’est mon envers
Et le moi si sur de partir en lambeaux
Du laid qui s’abreuve pour tourner par défaut
Dormir, sans rêver
Et oublier d’exister.
04/03/2007
Epicé tout
Subtils arômes poivrés d’un baiser enlacé
A ta peau irisée offert à nos pensées
De poudre et de magie la vie tu ensorcelles
Si salée s’ensabler maritime essentielle.
Pimenté jusqu’au ciel notre amour est épique
Sur le bout de la langue apparaît le chemin
Des papilles on s’envole en autant de répliques
Vers chacun de ces jours endormis dans nos mains.
Aujourd’hui agueusie en absence de ce nous
Demain mon plus beau rêve est d’apprendre ton goût
Si jadis épuisé dans mes forces au néant
A présent les épices me transforment en géant.
Toi tu es celle qui scelle de ton sel notre vie
L’étincelle si salée qui jamais ne finit.

