08/01/2007
Jeu de Dupes
Y’a comme une boule là haut qui regarde mon présent
Elle y scrute un crétin dans son enchantement
La musique en impro quand la muse y croit tôt
Ou tarit mon envie de créer notes et mots.
C’est la muse les fins maux de l’histoire sans grande hache
Qui assassine sans peur l’amor de sa morale
Bout à bout tous les bouts dans sa folie arrache
Moi, moignon si mignon elle me laisse en scandale.
La boule de cristal, elle, voit mais ne fait pas
Spectatrice assidue elle vomit sur les plaies
Ouvertes en grand les portes, enlaidit je suis là
Sans masque à rat, à gaz, sans filet j’apparais.
Le rideau déchiré, désiré moult fois
Tombe en haillons cendrés, le spectacle est brûlé
Car de grés ou de force me voilà iroquois
A la crête imbécile, la muse à mon chevet.
Malade imaginaire
A la muse passagère
Jamais les pieds sur terre
A jamais je me perds…
Quand la boule et la muse s’invitent au jeu du tort
Personne ne sait qui gagne ni la foule ni les ruses
C’est moi qui perds toujours à la fin de la mort
J’y meurs c’est pourtant vrai que ma vie est la muse.
09/08/2006
Tourment Songe
Tourment d’âme en torrent
Part à l’eau, nettoie le sang
Vide et décapité le sourire en acier
Besoin de l’air au fond je m’enfuis en papier.
J’ai jeté l’encre c’est si facile
Sur les plaies épelées, comme bateau en péril.
Moi pêcheur à la ligne, appâté par le verbe
Grossissant cette armée brûlant tout jusqu’à l’herbe
Pensée mémorisée terrorisé par tout
Les maillons du filet à la chaîne je recouds.
Paysage de western sous-marin si marrant
La barrière du corps aïe, mal en pis en dedans
Tatoués les écailles d’un poison en sursis
Venin velours vélin les voilà sans répits.
Piraté le corps serre son étau aurifère
Thérapie t’es raptée et me voilà aux fers
Enfermé en dedans dans l’odeur de la cale
Mon esprit avarie, si varié c’est bancal
Tourment d’âme en torrent
Part à l’eau, nettoie le sang
Vide et décapité le sourire en acier
Besoin de l’air au fond je m’enfuis en papier.
J’ai jeté l’encre c’est si facile
Sur les plaies épelées, comme bateau en péril.
Echoué, harassé, en mon asile désert
Je découvre en mon nom le trésor de cent guerres
Qui pourra me sauver, je m’enfonce dans l’ondée
Qui pourra me noyer dans mes larmes estompées.
Si les embruns m’embrassent c’est que je suis vivant
L’écume est sur le cœur amarré au levant
Frêle esquif et j’esquisse un soleil en ma plume
Te voilà capitaine de nos vies qui s’allument.
26/07/2006
Mon Eve Inouïe
Évanoui en ton prénom
Dans ton corps inouï, je tombe en pâmoison
Marchant de nuit dans ton sillage
Dans ton cœur attendri, j’entreprends le voyage…
… Vers là haut
La lune affleure et ses rochers
Éclosent en un joli bouquet
Et ces joyaux sélènes célèbrent en t’accueillant
Le royaume que tu crées en inspirant dedans.
C’est l’Est c’est la voûte qu’abrite ton jardin
J’avoue que c’est à l’Ouest que croissent nos chemins.
L’étoile suivante elle file au bord
Ses doigts de laine sur ton décor
Ça ça chatouille vraiment loin de ces pires ennuis
Caressant firmament je goûte à la mi nuit.
Tissant le fil d’une vie forte comme un cordage
Nous nouant à sa traîne, l’astre nous enbagage.
Évanoui c’est la passion
Lune et étoile, fruits de saison
Marchant de nuit dans ton sillage
Dans ton cœur attendri, j’entreprends le voyage…
… Vers ton toi.


