19/03/2006

Critique tac

Déverser en un cri tout le mal qu’on a pris

Écharper les alliances sans en payer le prix

Je m’isole et cisaille le corset des bastions

Si on était déjà au début des scissions ?

Vomir assassiné dans le sein des vivants

Essayer d’entrevoir l’amertume, évidant

Évitant, boucherie dépravée, on entend

Le râle et la lumière pour enfin voir le sang.

Dégouline des gueulés à créer des mauvais

Ouverture assombrie de ces miraculés

Là je vomis mes mots, là je vous mime, héros

Le pourquoi du profond du moi-même à nouveau

Étrange et malaise et, perdu dans les méandres

Je me noie à la vie et me vois à l’attendre

Je me voue, je m’en fous, pour autant je suis fou

Je me crains, me déteins, bourreau tant je suis nous

Délire d’homme très mince, je n’en crois pas un mot

Je délire et délivre mon esprit de ses peaux

Déposer en mourant la rose qui m’ouvrira

Le vrai moi, le présent, le futur avec toi…

13/02/2006

Ensemble c'est Tout

Doucement je recueille dans mes mains tous les jours

Le parfum émouvant de tes mots en velours.

Caresser le présent tendresse à ménager

Emménage en nos vies l’amour éternité.

Boire à la source sur ce rocher

Goûter le miel si enruché

Croquer dedans à s’enrager

Mi elle c’est toi, mi moi, et nous

Fini le mime, les gestes fous

Et d’est en ouest, joue contre joue

Errer de bon, ensemble c'est tout...

Errer de bon, ensemble c’est tout…

Je déclare ici même l’amour est néophyte

Éclat de ton diadème il naît au fond du rite

Clé de voûte en ton sein, anglaise elle se dit well

Arche ou crève, de bonheur, construite en étincelles.

Là je contemple hâtif, la beauté de ton nom

Qu’offrir à mon destin, sans précipitation

Fait s’ouvrir le bonheur, encoffré trop longtemps

Ça de t’aimer je jure en savourant le temps.

Histoire d’un amoureux, amoureux d’un baiser

Homme heureux d’amener sur ces lèvres enpoudrées

Cette délicatesse au goût de l’âme entière

Enfiévré il raconte, je raconte, est-ce hier ?

Doucement je recueille ce conte effarouché

Gardien de fariboles je rougis à moitié

Notre histoire c’est notre hymne, à deux à demi mot

Multiplié par eux plus que tout ça les vaut.

Boire à la source sur ce rocher

Goûter le miel si enruché

Croquer dedans à s’enrager

Mi elle c’est toi, mi moi, et nous

Fini le mime, les gestes fous

Et d’est en ouest, joue contre joue

Errer de bon, ensemble c’est tout…

Je le dis encore là, pourquoi le faudrait-il ?

Je ne veux que nous deux, les autres sur notre île

A tous on est beaucoup, quel beau cou sur ton cou

Je fredonne de le voir, et paon je fais la roue.

Épicurien nos vies lui seront redevables

De toutes les folies nous nous mettrons coupables

Les vrais lits et vraiment les piquants sous la couette

M’étonnerait surtout que ce ne soit pas chouette.

D’amants sur canapés, précieux jolis instants

Aux petits déjeuners chez Tiffany avant

Tout vivre et rien compter, profiter sans les rôles

De chacun et de nous, s’enivrer sans alcool.

Doucement je recueille le breuvage de ta peau

Écrivant en ces seins comme un enfant dans l’eau

Un baiser dans chaque pore, affrétant les frissons

Je lève l’encre et pose dans ce creux l’émotion.

Boire à la source sur ce rocher

Goûter le miel si enruché

Croquer dedans à s’enrager

Mi elle c’est toi, mi moi, et nous

Fini le mime, les gestes fous

Et d’est en ouest, joue contre joue

Errer de bon, ensemble c’est tout…

Arrondir comme la lettre, transformer ce B là

Multiplier en somme l’amour de nos deux Â

C’est plus c’est plutôt ça, jamais cesser, béats

Et pouvoir définir, ce bébé dans nos bras.

Doucement je recueille dans mes mains tous les jours

Le parfum émouvant de tes mots en velours.

Caresser le présent tendresse à ménager

Emménage en nos vies l’amour éternité.

Et d’est en ouest, joue contre joue

18/01/2006

Rêve Pré Mon Histoire

Plus un bruit ne s’ébat dans l’antre de ces nuits

Je n’sais pas d’où ça vient mais ça se ramifie

Emporté par le souffle ailé du nouveau-né

Virtuose immobile qui palpite emmêlée.

Dans ton songe je m’allonge

En tes bras assoupi

Dans mon rêve tu te plonges

Avant tout endormie.

Et là tu es si bien, petite

Adoucie à présent

Et là tu t’endors,

Ensommeillée de vents.

Plus un geste haut les mains comme hold up du silence

D’aucun garderaient tout, munis de leur démence

Mais tu m’as capturé, haut les mains des guilis

Sous les bras soulevés, saouls de rire je languis.

Courir dans la vie nue, s’exténuer de joie

Pour ouvrir en honneur les nuées d’enfant soie

Et tes yeux de douceurs, de la flamme enrobés

De se clore en puisant les derniers sauts de fées.

Drapée dans tes nuages du joli enfant sage

Tu es l’ange de minuit affairé à l’ouvrage

Confectionnant ce soir la toile de l’œuvre d’art

Où brillera l’Etoile, du lendemain ton phare.

Dans ton songe je m’allonge

En tes bras assoupi

Dans mon rêve tu te plonges

Avant tout endormie.

Et là tu es si bien, petite

Adoucie à présent

Et enfin tu t’endors,

Finis tous les tourments.

Ton sourire m’étreint quand s’éteint la lumière

Je pense à toi, toi, toi, si minuscule hier

Ta petite main dodue serrant très fort mon cœur ;

Déjà dans ton sommeil tu vantais le bonheur.

La ville en tout se tait comme si elle se doutait

Qu’ici tu es couchée en cette nuit d’été

Tout le monde te suit, ne reste plus que moi

A veiller ton repos, est-ce un stupide émoi ?

Et toi tu m’ensorcelles, envoûté en hypnose

Je vois que s’entrebâille la porte des belles choses

Je ne suis pas mort fée, je suis vivant papa

Petite fille avec toi je m’envole vers là bas.

Dans ton songe je m’allonge

En tes bras assoupi

Dans mon rêve tu te plonges

Avant tout endormie.

Et là tu es si bien, petite

Adouci à présent

Et je m’endors bercé

Par tes quelques printemps.