18/10/2008
Ce bruit de pas
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me défait
Elle m’accorde enfin la cadence
Me voilà suivre dans la danse.
A dessein elle m’embrase du feu de ses bras nus
Ma peau est un bûcher où justice est rendue
La lumière en son sein m’aveugle et m’affectionne
Et je me fonds, métal, au creuset qui s’actionne.
Elle m’isole c’est un cas au musée des horreurs
Je m’y plais en caveau, plus de muse qui affleure
Du mal je lui en dois mon ardoise fait cent pieds
Mais j’en voulais encore et toujours sans ciller.
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me défait
Elle m’accorde enfin la cadence
Et moi sans rire je la relance.
Mes soupirs de paupières sont des larmes qui l’amusent
Je comprends son talent à inventer mille ruses
Pour sourire comme hier quand aujourd’hui est sourd
A mes râles insalubres dans le désert autour.
Elle joue ses beaux refrains, ses couples et ces matins
Où la chanson me vient difforme en assassin.
Mes oreilles ont menti comme mes yeux amoureux
Ils décèdent chaque matin de me gâcher l’aveu.
Ce bruit de pas je le connais
Ce rythme en vain il me déplait
Car je sais aujourd’hui
Que ce son c’est la vie…
27/09/2008
Ci-gît en bord de route
Ci gît en bord de route
Mes espoirs et mes doutes
Je me vois assassin
De mon propre destin
L’accident de parcours
Se veut silence et court.
Mort tu erres, ce qu’on voit n’est qu’une vie déguisée
Singeant les émotions tu n’es que feu allié
Pour qui ce carnaval au goût de venin sale ?
Tu n’y crois plus toi même à cette issue fatale.
Suis-je mort ou vivant ? Si j’ai tort : au suivant !
Le cadavre encore chaud je m’avance en riant
Je ne peux pas savoir où s’enterre ma raison
Peut être à l’horizon, funèbre en la saison.
C’est si facile je tombe à l’envers de ces pierres,
Des épaules attentives et des sourdes lumières
Je préfère rester là berçant les pissenlits
M’en faire une couronne aux parfums endormis.
Ci gît en bord de route
Un vivant, qui s’en doute ?
07/08/2008
Mon Amour ne vaut rien
Mon amour ne vaut rien... wow quel scoop !
Il faudrait bien être con pour ne pas s'en être rendu compte... Je suis con.
Pourquoi me nourrir de cet espoir ridicule ? Pourquoi y croire encore ?
Parce que c'est le dernier fil qui me raccroche à la vie ?
Quand on n'a plus rien, on se rend encore plus compte de ce grand vide qui bouleverse malgré tout. De ce grand rien que l'on est, simplement.
Et moi j'en suis... Etre rien: et pourtant un rien n'a pas à être... Quel paradoxe.
Alors ça ne sert à rien que je disparaisse, je ne suis déja plus. Quelques traces par ci par là, qu'il faudra vite effacer.
Mon Amour ne vaut rien car je veux trop aimer, j'en veux trop, j'en demande trop... Et je me disperse, mon coeur a(vait) le don d'ubiquité, il voulait s'approcher de tant de vos coeurs. Au final il s'est juste suicidé car être partout c'est être nulle part [purée, que de lieux communs !]. C'est tellement difficile à expliquer car c'est tout simple: je n'ai pas vraiment d'atouts, et le peu que j'ai sont partis à la poubelle. Je ne plais pas ; on me supporte. Je suis un copain, rien de plus... Je devrais m'en contenter... Mais à cotoyer platoniquement des femmes dont je suis éperdument amoureux, je me torture de l'interieur. Que puis-je faire, vu que mon Amour ne vaut rien ? Même en essayant de ne plus y croire la douleur est trop pérénne. C'est l'impasse. Je n'ai rien, et je souffre pour rien. La logique voudrait qu'on mette un terme à cette perte de temps non ?
Soyons directs: affectivement qui voudrait de moi ? Effectivement personne !
C'est mieux ainsi car, je vous le rappele, mon Amour ne vaut rien. Ce serait gacher un hypothétique et chimérique Amour réciproque.
Je ressasse toujours les mêmes choses je sais, mais pour moi les interrogations et les douleurs augmentent au fur et à mesure que je chute... Il y a des nuances donc.
La beauté du monde est là, j'en suis certes un heureux spectateur, mais je ne monterai jamais sur scène, je n'entrerai jamais dans le tableau pour me blottir dans les bras délicieux d'une comédienne, contre son coeur...


