10/07/2008

Haine

L’erreur est la folie de croire un jour en moi
De ces espoirs si vains curée sans un aboi
La bête respire encore, je m’achève inutile
Mon souffle n’est plus à croire, oubliez l’immobile.

Ma haine est un réflexe d’automutilation.
La vengeance surgelée pour le vide sidéral
Remplissant les allées de ma vie en dédale
Ma haine est un codex d’ésotériques actions.

Démodé mes maux dits ainsi dans l’occident ?
Je m’en fous des souffrances des autochtones d’ailleurs
Je n’ai jamais appris la langue des autres en pleurs
Mon nombril est trop gros je panse mon accident.

Mais riez camarades en oubliant mon vice
Je reprends la violence, la garde en mes auspices
Voyez je suis devin je suis mort en dedans
Peut-il m’arriver pire que ce vide et ce sans ?

Ma haine est un réflexe d’automutilation.
Ma vie est un affront au sourire de ces gens
Dont la vue m’affaiblit mélancoliquement
Ma haine est un codex d’ésotériques actions.

Au détour d’un chemin je la verrai en face
La mort, la vérité ? Peu importe ça me glace
Je voudrais arrêter tout ça n’a plus de sens
Je m’endors je me rêve, je me hais en silence.

24/05/2008

Accès de Larmes

Tous ces accès de larmes
Mais sans excès de drame
Ça bout à l’intérieur
Autant croît la douleur.

Je porte ce fardeau en souriant c’est beau
Mais c’est long et c’est con quand vient l’arme de trop
Destruction sur le faîte tout en haut je m’arrête
Point de vue si futile de rien je suis prophète.

Trop conscient pour la mort je survis sans renforts
Tout se crashe dans mon crâne je suis seul et j’ai tort
Aux commandes ô suicide un kamikaze en moins
Mais ma vie ne décolle et ne m’achève point.

Tiraillé j’tire ailleurs tout ça m’est bien égal
Finalement car le choix c’est la peste ou la gale
Rongé de pourriture je fais fuir les passants
Bombardé à coté du chemin vers l’avant.


Tous ces accès de larmes
Mais sans excès de drame
Ça bout à l’intérieur
Tout moi fut une erreur.


Je m’efface à la gomme car ma vie n’est personne
Elle s’oublie peu à peu et m’invite à l’automne
Prisonnier de mes mots qui vont viennent et s’accrochent
Je m’évade silencieux aux envies de moins moche.

Tous ces accès de larmes
Mais sans excès de drame
Ça bout à l’intérieur
Autant croît la douleur.


25/04/2008

Morbide

Idées de mort là dans le bide
J’ai mal au cœur l’envie s’oxyde
Souffle haut et court, pendu aux lèvres
Le dernier souffre l’estomac crève.


Plus dure sera la chute, je croyais piédestal
Mais tomber de par terre ça fait encore plus mal
Couché dans mon pétrole je descends à l’envers
Les marches qui m’isolent en montée vers l’enfer.

Le spectacle extatique de mon anatomie
En lambeaux souverains abîmés dans un cri
Foudroie bien des yeux purs aguerris de beautés
Loin de vous ces horreurs je me gâche s’il vous plaît.


Idées de mort là dans le bide
J’ai mal au cœur ma foi se ride
Extrême action pardonnez-moi
Paroles en l’air oubliez ça.


L’espoir fait vivre et je me meurs
L’espoir est con putain j’ai peur

Quand je regarde au loin je vois mon cul assis par terre
Écrasant l’ambition qui ne peut que se taire
Plus dur sera ce « chut ! » , silence à tout jamais
Il ne veut pas bouger, il est gros, il est niais.

Sans bouger j’me résous à défaire mes envies
Sans solution je passe mon tour à lui ou lui
Je reste là j’te vois quand même
Un point c’est tout dans mon système.


Je te regarde je vois des larmes
Ce sont les miennes rideau de drame
Idées de mort là dans le bide
Et tu m’ignores c’est légitime.