17/02/2008
Like a Larvin
Comme une larve je me love
Sous les dents bleues d’un fauve
Avalé digéré sans mâcher alléché
Par l’excès puis laissé tel l’os qu’il va ronger.
Comme une larve je me fous
Dans un creux dans un trou
Caniveau où va l’eau qui ne fait plus défaut
Bouse au bout et poussé dans la boue des bourreaux.
Comme une larve je me tue
A coup de coup d’obus
Fil de fer et folie enfoncés dans le front
Firent maman sans affront c’est fini fanfaron.
Comme une larve je me mens
Dans les sanglots d’avant
Rappels en ribambelle emballés, reliquats
Mais la belle éteint celle qu’elle allait rendre là.
Comme une larve je me vautre
Sans le foutre et les autres
Inutile alambic si le hic allant vers
L’usant l’usé cynique se crashe juste en enfer.
Comme une larve j’en ai marre
Au final je décarre
Adieu dit-on debout si les dieux étaient doux
Mais si doute est permis, j’me casse un point c’est tout...
10/02/2008
l'Impasse
C’est sans cesse tout le jour que ce doux rêve éteint
Me surprend me sourit prend mon cœur dans sa main
Je pense au mot bonheur qui câline mes envies
Mais l’étreinte sent le sang c’est broyé c’est fini
La vie me laisse des larmes aux yeux
Je me perds au jardin des haines
Je te vois je me tue au mieux
A me dire où ce chemin me mène.
Ça avance en arrière
Dos au mur grave en pierre
L’impasse et moi j’y reste
Pour toujours je déteste.
Le mal me serre si fort que le cœur indocile
S’est taillé l’âme en pointe transperçant l’imbécile
Il n’est plus là il gît il bataille en chemin
Au rythme d’une sous-vie nécessaire incertain.
C’est que du mélodrame embrassé de vains mots
Je joue comme je respire empoumonné d’un faux
Comédien del’raté, je préfère spectre acteur
Ça veut dire invisible aux cœurs et aux ardeurs.
Je me sens au matin envahi comme au soir
Piétiné par l’aube saine que je pourris au noir
Le rêve est l’apanage des jours nés du soleil
Souvent j’ouvre les yeux la tristesse sans sommeil.
La vie me laisse des larmes aux yeux
Je me perds au jardin des haines
Je te vois je me tue au mieux
A me dire où ce chemin me mène.
Ça avance en arrière
Dos au mur grave en pierre
L’impasse et moi j’y reste
Pour toujours je déteste.
L’humeur est à l’envie d’étriper mon cerveau
A croire que je voudrais que ça gomme mes défauts
Les cris seraient douleurs car sans elles je le sais
C’est la douceur en fait qui ne m’est réservée.
L’ire est bien réelle dans sa gangue de chair
Qui l’entend sans le sourd ? Je me fais des séquelles
Les frissons qui s’inventent quand vos beautés m’enchantent
Ne durent pas, meurtris, par mes pensées méchantes.
Je suis souffrance je le veux bien
Dans ma vie rance le goût de rien
Je l’ai choisi c’est donc pour ça
Sans bouger je (c)rêve, voilà…
28/01/2008
Lucide in the sky with Almonds
Un reste de café froid, une humeur de sorcière
Me voilà déprimé, enterré dans l’ornière
Magical comedy que je joue en entier
Plié dans un tiroir, surpris c’est mon métier.
Si vous ne pipez mot à ce que je décris
Et que vous n’y voyez que quelques rîmes en nid
C’est normal calmez vous ça défoule et c’est tout
Envolée dystrophique empaillée dans la boue
Un reste de café froid dégueulasse au possible
Que je ne boirai pas, vomir est si nuisible
Le venin s’est déjà répandu dans la reine
Pourquoi en rajouter ça n’en vaut plus la peine.
Elle est morte émaciée les bronches et les tympans
Percés en trois morceaux rendus aux quatre vents
Et moi je suis assis, j’écris, je pleure aussi
A vouloir exprimer le mal qui m’a épris.
A quoi bon commencer ici un paragraphe ?
Le lyrisme voudrait que je marque épitaphe
Mais ni la vie, et ni la mort
Ni la sagesse et ni l’effort
Aucun travail n’a débuté
L’enceinte est vide, l’acte manqué.
La reine merde à mon service
La roue des mots est un supplice.
Fariboles et tourments naissent en mon crâne lent
C’est dur à dire ainsi mais pas s’ils sont cinq cents
Et oui talent mon œil ne fait pas l’interprète
Qui veut au plus offrant : jamais je ne le prête
Si vous comprenez pas c’est que vous êtes un sain
Pliez pour nous enfin car je suis un machin
Un truc sans illusion, moisi dans son dégoût
Tirez la chasse bordel, mon départ est si flou.
A quoi bon terminer ici un paragraphe ?
Le café est parti, j’me suis donné une baffe
J’vais prendre du chocolat
Et basta !


